SUCRE, Bolivie

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Fondée en 1539, devenue capitale de l'audience de Charcas (au sein de la vice-royauté du Haut-Pérou) en 1561, puis de la Bolivie indépendante en 1825, Sucre ne prend son nom actuel – en hommage au libérateur national Antonio José de Sucre – qu'en 1839, après s'être appelée Chuquisaca, Charcas et La Plata. Bien que le gouvernement se soit installé à La Paz à la fin du xixe siècle, Sucre conserve le statut de capitale constitutionnelle, et continue à accueillir la Cour suprême. Elle dispose d'universités de prestige (dont l'une des plus anciennes d'Amérique latine, fondée en 1624 par les Jésuites) et d'un magnifique centre colonial, aux nombreux édifices historiques (la Casa de la libertad, où fut signé l'acte d'indépendance de la Bolivie) et religieux (cathédrale, églises, monastères, couvents). Les belles maisons blanches des ruelles tracées au cordeau à l'époque hispanique hébergent la bourgeoisie locale, au détriment des populations plus pauvres qui avaient investi ces demeures laissées à l'abandon, avant qu'elles ne soient réhabilitées grâce au classement de Sucre comme patrimoine mondial de l'humanité par l'U.N.E.S.C.O. (1991).

Bolivie : carte administrative

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Carte administrative de la Bolivie. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Capitale du département de Chuquisaca, située dans une large vallée, à 2 800 mètres, descendant de la cordillère orientale vers les basses terres, Sucre jouit d'un climat très agréable. Dans cette région agricole riche, la ville est un centre commercial essentiel. Avec environ 240 000 habitants en 2005, elle dispose d'importantes fonctions administratives et de services qui la maintiennent, en termes démographiques, au quatrième rang des agglomérations boliviennes (derrière La Paz-El Alto, Santa Cruz et Cochabamba). Néanmoins, le dynamisme de Sucre est ralenti, depuis les années 1980, par la suprématie économique de Cochabamba sur les vallées centrales, et par la faible diversification économique locale qui est, en outre, affectée par la crise de l'économie minière (Potosi est à 180 km de distance).

—  Virginie BABY-COLLIN

Écrit par :

  • : ancienne élève de l'École normale supérieure, agrégée de géographie, maître de conférences à l'université de Provence

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Dans le chapitre « La mise sous tutelle politique »  : […] Une fois gagnée l'indépendance, les créoles purs ou métissés qui étaient maîtres d'une grande partie des terres, des mines et du commerce, et détenaient de plus le privilège de la culture, pouvaient gouverner à leur guise. Ils se réclamaient en paroles de l'idéologie libérale qui avait donné un sens à la lutte contre la métropole. Ce ne fut guère qu'une apparence, car le vide laissé par l'adminis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bolivie/#i_37774

Pour citer l’article

Virginie BABY-COLLIN, « SUCRE, Bolivie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sucre-bolivie/