CRANE STEPHEN (1871-1900)

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Romancier, poète, journaliste, auteur de nouvelles, l'écrivain américain Stephen Crane connut la célébrité de son vivant et l'oubli durant les deux décennies qui suivirent sa mort. Redécouvert par les critiques vers 1920, il est maintenant considéré comme un classique national et un pionnier de la littérature américaine moderne.

Naissance de l'écrivain

C'était le quatorzième et dernier enfant d'un pasteur méthodiste du New Jersey. Stephen reçut de sa mère, tout entière dévouée à la cause évangélique, une éducation chrétienne, mais renia, dès son adolescence, la religion que lui avait transmise une longue et pieuse lignée d'ancêtres, et se montra rebelle au système universitaire américain. À l'âge de vingt ans, réduit à ses propres ressources à la suite du décès de ses parents, il fut amené à exploiter les dons littéraires qu'il avait hérités de sa famille. Installé à New York dès l'hiver de 1892, il connut le froid, la misère et l'échec, subsistant médiocrement comme journaliste franc-tireur. Son premier roman, Maggie, a Girl of the Streets (Maggie, fille des rues, 1893), publié sous un pseudonyme et à ses frais, était un manifeste, une déclaration de guerre contre l'hypocrisie des bien-pensants. Le sujet osé, la langue explosive et chargée de jurons feraient, il l'espérait, l'effet d'une bombe, mais Maggie passa inaperçu. La jeune fille pure des taudis, souillée par la corruption et la vénalité urbaines, lâchement rejetée par sa famille et la morale conventionnelle, mourait en vain dans les flots troubles de l'East River.

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Pour citer l’article

Jean CAZEMAJOU, « CRANE STEPHEN - (1871-1900) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/stephen-crane/