ROBERT LE DIABLE

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Héros d'un roman médiéval français (fin du xiie s.). Sa légende est composée de plusieurs lieux communs de la littérature médiévale : naissance extraordinaire (grâce à l'intervention du diable) ; actes de cruauté qui rappellent les atrocités commises par certains personnages de chansons de geste ; repentir, pénitence et sainteté enfin. Sa mère, Berthe, femme du duc de Normandie, désespérée de ne pas avoir d'enfant, adresse ses prières au diable qui, en effet, lui donne un fils. Robert se sert de sa force immense dans le seul but de commettre crimes et violences. Conduit par le pape à consulter un saint ermite, il est guéri de la malédiction qui pèse sur lui ; il lui faut en pénitence garder un silence absolu, feindre la folie, accepter sa nourriture de la gueule d'un chien, et pousser le peuple à le maltraiter, sans jamais se venger. Plus tard, il devient le bouffon de l'empereur ; sur l'ordre d'un ange, il intervient trois fois, sous l'apparence d'un blanc chevalier, pour délivrer l'Empire des attaques des Sarrasins et des Turcs, sans révéler son identité. Son déguisement est percé à jour par la fille de l'empereur. Robert refuse cependant sa main et se retire dans un ermitage pour y finir ses jours.

photographie : Jenny Lind

Jenny Lind

La soprano suédoise Jenny Lind, le célèbre "rossignol du Nord", tient le rôle d'Alice dans l'opéra de Meyerbeer Robert le Diable, à Londres, en 1847. 

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Au xixe siècle, l'opéra de Giacomo Meyerbeer, qui porte le même nom, utilise un livret où la légende de Robert le Diable est profondément modifiée.

—  Edina BOZOKY

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Edina BOZOKY, « ROBERT LE DIABLE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 juin 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-le-diable/