QUEMOY ET MATSU

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Dans la série de petites îles côtières situées à proximité du continent chinois, mais contrôlées par Taïwan située à environ 200 kilomètres, Quemoy et Matsu sont les deux principales. Revendiquées par la Chine communiste et par la Chine nationaliste, elles ont, depuis 1949, servi de symbole à l'affrontement entre les deux régimes.

Chine : carte administrative

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Carte administrative de la Chine. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Quemoy, située dans la baie d'Amoy, dont elle contrôle le trafic, n'est qu'à 2 kilomètres du continent. Appelée Jinmen en chinois (Portes d'or), elle ne couvre qu'une surface de 131,7 km2 (175,3 avec les îlots avoisinants). Longue de 18 kilomètres et large de 15, elle comptait 60 200 habitants en 2003, auxquels il faut ajouter une garnison. Matsu (Mazu), située à 250 kilomètres plus au nord, au large du port de Fuzhou dont 10 kilomètres la séparent, est plus petite (10,4 km2 ; 27,1 km2 avec les îlots). Moins peuplée (8 730 habitants, plus les militaires), elle est plus aride que Quemoy. Assez rocheuses l'une et l'autre, elles arrivent cependant, depuis la réforme agraire des années 1950, à assurer une production agricole suffisante. L'autre partie des ressources vient de la pêche, surtout à Matsu.

L'intérêt de ces îles vient de ce qu'elles représentent au point de vue stratégique et surtout politique. Lorsque les partisans de Tchiang Kai-chek se réfugièrent dans l'île de Taïwan en 1949, abandonnant le continent, ils gardèrent le contrôle de Quemoy et Matsu et de quelques autres îles. Les troupes communistes prirent pied à Quemoy en octobre 1949, mais furent repoussées. On pouvait cependant imaginer que la résistance des nationalistes dans ces îles ne durerait guère. Mais, lorsque éclate la guerre de Corée en juin 1950, les États-Unis envoient la VIIe flotte dans le détroit de Taïwan, en vue d'empêcher le gouvernement communiste d'attaquer Taïwan, mais aussi pour dissuader le général Tchiang Kai-chek de prendre sa revanche et de débarquer sur le continent. Toutefois, lorsque les États-Unis semblent restreindre leur présence dans le détroit et laisser le champ libre à Tchiang Kai-chek, le bombardement intense des îles côtières par la Chine p [...]

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Pour citer l’article

Françoise MEUSY, « QUEMOY ET MATSU », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/quemoy-et-matsu/