TAIPEI ou TAIBEI

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Devenue en 1949 la capitale de la république de Chine repliée à Taiwan, puis capitale de Taiwan, Taipei (qui signifie : « au nord de Taiwan ») fut fondée au xviiie siècle lorsque les premiers colons chinois venus du continent installèrent sur les rives du Tanshui un marché pour échanger leurs produits. Elle devint au cours du xixe siècle un véritable centre urbain, spécialisé dans le commerce du thé et du camphre ; dans le même temps, elle fut choisie comme centre résidentiel des principales représentations occidentales : Néerlandais, Allemands et Américains. Quand, en 1895, Taiwan fut cédée au Japon, la ville prit le nom japonais de Taihoku et connut ses premières grandes transformations urbaines : aménagement d'un réseau de voirie moderne et construction de quartiers de style occidental. Les liaisons ferroviaires Taipei-Keelung et Taipei-Tanshui réalisées en 1899 donnèrent une nouvelle impulsion aux activités économiques de la ville ; mais son port naturel, Tanshui, situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest, peu à peu envasé, s'effaça devant Keelung, à 25 kilomètres au nord-est, fort bien situé au fond d'un golfe profond. Taipei, qui n'avait que 47 000 habitants à l'arrivée des Japonais, en compte 300 000 (dont 1/6 de Japonais) en 1940, 1 225 000 en 1967, et 2 632 242 en 2006 ; cette croissance démographique s'est accompagnée de la constitution de zones d'habitat spontané et temporaire développées à la périphérie du centre moderne. Taipei possède le statut de province et s'étend sur près de 300 kilomètres carrés. Favorisée par les facilités portuaires de Keelung (390 633 hab. ), Taipei est devenue une grande ville industrielle : industries électroniques, électriques, mécaniques, textiles, chimiques, pharmaceutiques, alimentaires et papetières, édition. Le repli du gouvernement du Guomindang lui a valu par ailleurs un éminent rôle culturel : universités, musée national qui dispose d'une des plus riches collections mondiales de bronzes, de jades, de porcelaines et de peintures de la Chine impériale.

Taïwan : carte administrative

Taïwan : carte administrative

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Carte administrative de Taïwan. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Taipei reste aussi un haut lieu de la culture traditionnelle chinoise, avec des dizaines de temples où se perpétuent les rites taoïstes ou confucéens (le 28 septembre de grandioses cérémonies célèbrent chaque année l'anniversaire de la naissance de Confucius) et avec de nombreuses écoles qui forment les acteurs du théâtre traditionnel, et en particulier des pièces de l'opéra de Pékin.

—  Pierre TROLLIET

Écrit par :

  • : professeur des Universités, Institut national des langues et civilisations orientales

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Dans le chapitre « Les islams extrême-orientaux peu connus »  : […] À Taïwan (Formose), les tenants de l'islam sont estimés, avec une exagération certaine, par leur association officielle, à 40 000 individus, dont la moitié se recruterait, dit-on, parmi les Taïwanais « de souche », c'est-à-dire parmi les descendants des partisans de Koxinga, réfugiés sur l'île en 1661, après l'échec de l'ultime résistance des Ming […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/islam-histoire-le-monde-musulman-contemporain/#i_80009

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Avec 390 000 habitants en 2007, Keelung (Jilong) est le deuxième port de Taïwan, au nord-est de la capitale, Taipei. Le site portuaire est un des meilleurs de l'île, ancré dans un rentrant de la côte rocheuse qui ourle la pointe septentrionale de Taïwan. Il bénéficie aussi d'une position extrêmement favorable, à proximité des gisements de matières […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/keelung/#i_80009

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Pour citer l’article

Pierre TROLLIET, « TAIPEI ou TAIBEI », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/taipei-taibei/