POISSON-ZÈBRE ou DANIO RERIO

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Danio rerio, poisson-zèbre

Danio rerio, poisson-zèbre
Crédits : Jean-Pierre Levraud

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Embryon de poisson-zèbre âgé de soixante heures

Embryon de poisson-zèbre âgé de soixante heures
Crédits : Jean-Pierre Levraud

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Micromanipulation du poisson-zèbre

Micromanipulation du poisson-zèbre
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Poisson-zèbre, mutant « casper »

Poisson-zèbre, mutant « casper »
Crédits : Jean-Pierre Levraud

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Le danio zébré (Danio rerio) est un petit poisson d’eau douce, vif et joliment rayé. Courant en aquariophilie de loisir, il est devenu un organisme modèle majeur pour la recherche biomédicale, grâce aux travaux pionniers de Georges Streisinger (université d’État de l’Oregon) dans les années 1970. Les chercheurs emploient surtout son nom anglais, zebrafish, devenu « poisson-zèbre » en français. En 2017, plus de 1 200 laboratoires dans le monde entier ont eu recours à cet animal, en lien avec des questions très diverses, telles que la formation ou la régénération des organes, le fonctionnement intime du système nerveux, les effets biologiques des agents polluants ou la réponse aux infections.

Danio rerio, poisson-zèbre

Danio rerio, poisson-zèbre

Photographie

Le poisson-zèbre (Danio rerio), présente un léger dimorphisme sexuel, visible à des différences discrètes de la coloration. En haut, un mâle ; en dessous, une femelle. 

Crédits : Jean-Pierre Levraud

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Pourquoi ce choix ? Le plus souvent, les chercheurs utilisent un modèle animal pour comprendre la physiologie humaine et aider à soigner des maladies. De ce point de vue, plus un animal est évolutivement proche de l’homme et plus son étude paraît pertinente. Mais la proximité est contrebalancée par des considérations éthiques et pratiques. Comparé à la souris, le poisson-zèbre a l’inconvénient d’être plus distant de l’être humain, mais il présente de nombreux avantages pratiques : faible coût et petit espace requis pour son élevage ; transparence des œufs et des embryons permettant de suivre leur développement dès la fécondation ; facilité d’injection de substances ou de cellules. D’autres poissons sont utilisés par les chercheurs pour des raisons semblables, par exemple le poisson médaka (Oryzias latipes), mais les outils génétiques déjà mis au point pour le poisson-zèbre confèrent souvent à ce dernier un avantage décisif au moment de choisir l’organisme le plus adapté à une question scientifique.


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«  POISSON-ZÈBRE ou DANIO RERIO  » est également traité dans :

PERTURBATEURS ENDOCRINIENS

  • Écrit par 
  • Vincent LAUDET
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Dans le chapitre « Les principales pistes de recherche »  : […] Les perturbateurs endocriniens étant un enjeu de santé publique de plus en plus préoccupant, les recherches actuelles sur ces molécules explorent de nombreuses directions. Il est impossible ici d'en donner une description complète mais on peut toutefois mentionner trois axes essentiels. D'abord, on s'aperçoit de plus en plus que les effets de ces molécules, dépassent largement le cadre de la repro […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/perturbateurs-endocriniens/#i_57035

Voir aussi

AQUARIUM    CHORION    EAU OXYGÉNÉE (peroxyde d'hydrogène)    EMBRYON    ENCÉPHALITE    FÉCONDATION    GONADES    SYSTÈME IMMUNITAIRE    LARVE    MÉLANINES    MUTAGENÈSE    NEURONE ou CELLULE NERVEUSE    TRANSGENÈSE

Pour citer l’article

Jean-Pierre LEVRAUD, « POISSON-ZÈBRE ou DANIO RERIO », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 04 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/poisson-zebre-danio-rerio/