MEIDIAS PEINTRE DE (env. 420-400 av. J.-C.)

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À partir des environs de ~ 430, un courant nouveau anime la céramique attique à figures rouges : à la noble grandeur du style « libre » classique, représentée en particulier par les Peintres d'Achille ou de Cléophon, fait place le plus souvent un dessin miniaturiste, bourré de détails décoratifs, au service presque exclusif de jeunes femmes gracieusement enveloppées dans des voiles ou dans des draperies finement plissées et brodées, et parées de diadèmes, de guirlandes, de bijoux, souvent blancs ou dorés. Un érotisme discret se dégage de la plupart des scènes, presque toujours situées dans le gynécée, souvent en présence d'Aphrodite et d'Éros, qui viennent ajouter leur grâce à celui des simples mortelles.

Les deux initiateurs les plus brillants de ces tendances nouvelles, actifs surtout entre ~ 440 et ~ 420 env., portent des noms conventionnels. Le Peintre de Shuvalov (ainsi appelé d'après le nom de l'ancien propriétaire [Chouvalov] de l'amphore maintenant conservée à Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage, 4308, avec représentation d'Apollon et d'une Muse) a peint surtout des cruches à vin (oinochoè), des amphores et des hydries ; on lui attribue près de quatre-vingts vases, sans compter ceux de ses compagnons d'atelier (voir la monographie d'A. Lezzi-Hafter, Der Schuwalow-Maler : eine Kannewerkstatt der Parthenonzeit, Mayence, 1976) ; il est le meilleur représentant de ce style miniaturiste à ses débuts. Le Peintre d'Érétrie (ainsi nommé d'après un épinétron — sorte de tuile courbe destinée à protéger le dessus de la cuisse et le genou des femmes qui travaillaient la laine en position assise — conservé au Musée national d'Athènes, no 1629, mais trouvé sur le site d'Érétrie, en Eubée) est un artiste de premier plan, plein de délicatesse et de sensibilité, auquel on attribue plus de cent vases, dont environ la moitié de coupes, le reste étant constitué de petits récipients divers ; les sujets du décor sont essentiellement inspirés par la vie courante, qu'il s'agisse de la toilette de [...]

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Écrit par :

  • : ancien membre de l'École française d'archéologie d'Athènes, docteur ès lettres, professeur de civilisation grecque à la Sorbonne (Paris IV)

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Dans le chapitre « La naissance et l'apogée de l'art classique »  : […] Les grandes créations du préclassicisme (Égine, Olympie, Sélinonte) ne sont pas athéniennes. Peu à peu cependant Athènes impose son art comme l'incarnation la plus modérée et la plus subtile de l'idéal classique. La politique de construction menée par Périclès et par ses successeurs dote Athènes d'une parure de marbre quasi définitive. Tous les soins sont donnés à l'Acropole (Propylées, Parthénon, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/athenes/#i_4295

Pour citer l’article

Jean-Jacques MAFFRE, « MEIDIAS PEINTRE DE (env. 420-400 av. J.-C.) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/peintre-de-meidias/