AXELROD PAVEL BORISSOVITCH (1850-1928)

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Né à Chklov dans une famille de paysans juifs, Axelrod suit les cours de l'école secondaire tout en organisant une école pour enfants de Juifs pauvres. À dix-huit ans il découvre Lassalle et s'engage dans le mouvement révolutionnaire. Populiste, il tente d'organiser à Kiev des cercles d'étudiants révolutionnaires. En 1872-1874, il participe à la croisade populiste des jeunes intellectuels vers le peuple. Après l'échec du mouvement, il se rapproche des positions de Bakounine. Mais alors qu'il est réfugié en Allemagne (1874), il découvre la social-démocratie et admire un mouvement ouvrier de masse discipliné. Mandaté par ses camarades exilés pour organiser la solidarité avec les insurgés bosniaques, il rentre clandestinement en Russie (1875). À Saint-Pétersbourg, il se cache chez un jeune étudiant qu'il convertit à la cause révolutionnaire : c'est Plekhanov. Critiquant le mouvement populiste et découvrant le marxisme, les deux hommes fondent le Groupe pour la libération du travail, ébauche de la future social-démocratie russe. Ils émigrent à Genève, où ils poursuivent leur action de propagande en direction de la Russie. En 1897, Axelrod publie Le Privilège historique de la social-démocratie russe, ouvrage dans lequel il développe une conception de la révolution par étapes et assigne au parti révolutionnaire la mission de préparer la révolution démocratique bourgeoise, condition préalable à une révolution socialiste ultérieure.

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Pavel Borissovitch Axelrod (1850-1928), père de la social-démocratie russe. 

Crédits : Hulton Getty

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En 1900, il fonde l'Iskra (L'Étincelle) avec Martov et Lénine. En 1903, à Londres, au congrès de fondation du parti, il mène la bataille contre Lénine au nom des mencheviks et critique les tendances à la dictature bonapartiste qu'il estime contenues dans l'orientation bolchevique. En 1914, il adopte, contrairement à Plekhanov, une position internationaliste et participe aux conférences de Zimmerwald et de Kienthal.

Octobre le surprend à Stockholm, où il est délégué à la Conférence socialiste pour la paix. Condamnant le coup de force bolchevique, Axelrod n'en dénonce pas moins le blocus et l'intervention des armées bourgeoises en Russie. Malade et réfugié à Genève, il passe les dernières années de sa vie à rédiger ses mémoires.

—  Paul CLAUDEL

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  • Vladimir Claude FISERA
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Journal du Parti social-démocrate ouvrier russe (P.O.S.D.R.), l' Iskra ( L'Étincelle ) paraît du 11 décembre 1900 au 8 octobre 1905. En tout 112 numéros seront publiés à un rythme mensuel puis bimensuel à partir de 1902. Son histoire se confond avec celle de la social-démocratie russe, et l'on doit distinguer la vieille Iskra , dirigée conjointement par Lénine et Plekhanov (jusqu'au numéro 52 du 1 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/iskra/#i_18782

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  • Georges HAUPT
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Pour citer l’article

Paul CLAUDEL, « AXELROD PAVEL BORISSOVITCH - (1850-1928) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/pavel-borissovitch-axelrod/