PANDANALES

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Identification

Les Pandanus sont assez faciles à reconnaître grâce à leurs grosses racines aériennes très raides se développant à la base du tronc et parfois à la base des branches, ce qui leur donne une silhouette très caractéristique.

Certains Pandanus ne présentent pas de tronc, mais leurs feuilles – à section toujours en forme de M, munies d'aiguillons sur les bords et à la base de la nervure principale, et dépourvues d'oreillettes – révèlent leur identité.

Le fruit des Pandanus s'entoure d'un endocarpe dur qui ne peut être entamé que par une forte lame ou une hachette ; il contient autant de loges qu'il y a de graines mais, souvent, seules les loges internes contiennent une graine fertile. La partie externe du fruit devient souvent charnue et sa chair peut être un peu juteuse ou huileuse (chez certaines espèces comestibles) quoiqu'elle soit toujours mêlée de fibres et de cristaux d'oxalate de calcium. Cette chair tend à tomber en entier ou par morceaux des fruits pendants. Les graines sont comestibles et celles de certaines espèces constituent un aliment usuel, comme par exemple le Karuka des hautes terres de Nouvelle-Guinée.

Les Freycinetia sont plus difficiles à distinguer, surtout F. scandens (Australie), que l'on peut confondre avec une Orchidée ou une Aracée. D'ailleurs, de nombreuses espèces de Freycinetia occupent en Asie du Sud-Est la même place dans les sous-bois que les Aracées en Amérique tropicale. Cependant, leur tige ligneuse raide, munie généralement de racines aériennes souples et embrassantes (capables de pénétrer dans leur hôte), et leurs feuilles munies à la base de rebords, d'oreillettes et d'aiguillons caractéristiques, permettent de les identifier.

Les fruits sont généralement petits, ovoïdes ou allongés, mais toujours formés d'un grand nombre de baies soudées, chacune munie d'une touffe compacte de stigmates. À maturité, les baies deviennent molles et pulpeuses (sauf à l'extrême pointe) et les graines deviennent visibles de l'extérieur. La couche externe de ces baies est généralement rouge ou jaune, mais parfois blanche.

La dispersion des gra [...]


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Jean-Pierre DEMOLY, « PANDANALES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/pandanales/