PALÉOSISMOLOGIE

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Faille sismique au Tibet

Faille sismique au Tibet
Crédits : Y. Klinger

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Escarpement calcaire en Grèce

Escarpement calcaire en Grèce
Crédits : Y. Klinger

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Faille du Levant

Faille du Levant
Crédits : Y. Klinger

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Comment mettre à jour l'histoire sismologique ancienne ?

L'idée à la base de la paléosismologie est que les séismes de forte magnitude (c'est-à-dire supérieure à environ 6,5) provoquent des déformations du sol suffisamment importantes pour que celles-ci soit préservées, au moins partiellement, au cours du temps, et qu'elles nous renseignent aujourd'hui sur les séismes d'hier. Ainsi, au cours des vingt dernières années deux méthodes principales ont émergé, lesquelles ont permis des avancées importantes dans notre connaissance du cycle sismique : d'une part, les tranchées paléosismologiques sur les grandes failles continentales et, d'autre part, le travail sur les coraux dans les zones de subduction.

Les tranchées paléosismologiques, archéologie des séismes

Cette technique initiée au milieu des années 1980, devenue pleinement mature dans les années 1990, est maintenant un outil classique de la sismotectonique avec la généralisation des techniques de datation haute résolution au carbone 14. Elle s'applique aux failles continentales (par opposition aux failles sous-marines), dans des contextes de déformation tectonique très variés (décrochement horizontal, compression, extension). Le principe en est le suivant : chaque séisme, s'il est d'une magnitude suffisante, provoque une rupture à la surface de la Terre, appelée rupture cosismique. Dans le cas d'un décrochement par exemple, le séisme va provoquer le déplacement d'une lèvre de la faille par rapport à l'autre. Ce déplacement, qui se produit en quelques secondes, peut être de plusieurs mètres. Pour le séisme de magnitude 7,3 qui frappa Izmit (Turquie) en 1999, le déplacement horizontal a pu atteindre localement 5 mètres. La longueur sur laquelle s'effectue cette rupture dépasse généralement plusieurs kilomètres pour atteindre, dans le cas du séisme de Kokoxili (Chine, 2001), une longueur record de 430 kilomètres. Avec le temps, cette trace, en surface, du séisme va être érodée et éventuellement disparaître. Les grandes ruptures continentales restent rares et font donc l'objet [...]

Faille sismique au Tibet

Faille sismique au Tibet

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Cette rupture sismique est associée à un séisme de magnitude 7,8 qui s'est produit en 2001 sur le plateau tibétain (Kokoxili). Elle fait environ 100 mètres de largeur sur 430 kilomètres de longueur, avec des déplacements relatifs allant jusqu'à 8 mètres. La rupture s'est déroulée en... 

Crédits : Y. Klinger

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Écrit par :

  • : docteur en sismo-tectonique, chargé de recherche au C.N.R.S., Institut de physique du globe de Paris

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«  PALÉOSISMOLOGIE  » est également traité dans :

KATMANDOU SÉISME DE (2015)

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 775 mots
  •  • 1 média

Le 25 avril 2015, à 11 h 56 (heure locale), un important séisme de magnitude 7,8 frappe le centre du Népal. Il est suivi par de nombreuses répliques, dont une de magnitude 6,7 le lendemain du choc principal. Le 12 mai, un nouveau séisme se produit avec les mêmes caractéristiques géophysiques que celui du 25 avril ; on peut donc le considérer comme une réplique très forte. Cette série sismique fait […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/seisme-de-katmandou/#i_53337

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Pour citer l’article

Yann KLINGER, « PALÉOSISMOLOGIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 29 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/paleosismologie/