OMBELLALES

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Les familles d'Ombellales

D'après la classification la plus généralement admise, les Ombellales comprennent trois familles : les Cornacées, les Araliacées et les Daucacées.

Les Cornacées

Avec dix-sept genres et cent quarante espèces environ, les Cornacées sont la famille numériquement la moins importante, en même temps que la plus diverse et la moins spécialisée ; aussi l'a-t-on souvent subdivisée en quatre petites familles (Alangiacées, Cornacées sensu stricto, Garryacées, Nyssacées) parmi lesquelles on rencontre certaines des Ombellales les plus primitives (nombres variés des pièces florales ; inflorescences de types divers), dont l'appartenance à l'ordre n'a été admise qu'après des recherches anatomiques, cytologiques et palynologiques approfondies. Les fruits sont des baies ou des drupes. Ces plantes se distinguent de toutes les autres Ombellales par un caractère négatif : dépourvues d'appareil sécréteur, elles ne sont pas aromatiques.

La plupart des Cornacées sont des arbres et des arbustes des régions tropicales (surtout montagneuses) et subtropicales. Le genre Cornus (quarante-cinq espèces), propre à l'hémisphère boréal, est représenté, en Europe, par quatre espèces, dont le cornouiller « mâle » (C. mas ; sa drupe, la cornouille, est comestible) et le cornouiller sanguin (C. sanguinea), communs en France ; C. suecica est une herbe vivace n'existant que dans les régions plus septentrionales (du nord de l'Angleterre et de Hollande jusqu'au cercle polaire). Les inflorescences des Cornus sont des thyrses ombelliformes ; chez C. suecica (comme chez d'autres espèces américaines dont C. florida, arbre souvent cultivé en Europe), l'inflorescence est entourée par quatre bractées blanches, dont chacune est plus grande que le groupe floral : l'ensemble simule une fleur simple à quatre pétales ; on l'appelle pseudanthe (fausse fleur) : organisation remarquable reconstituant, au moyen de bractées voyantes (pétaloïdes) entourant de petites fleurs, le système réalisé par les grandes fleurs (églantier...) avec pétales, pièces d'« affichage » attractives pour les insectes pollinisateurs, entourant les étamines et le pistil. Aucuba japonica, originaire de l'Extrême-Orient tempéré, est un arbuste polymorphe (diversifié par l'horticulture) à baies rouges et feuilles coriaces souvent panachées de jaune, cultivé en appartement et dans les squares.

Les Araliacées

Dotées, dans tous leurs organes, de canaux sécréteurs élaborant des gommes-résines, les Arialiacées comprennent soixante-dix genres et sept cents espèces environ. Surtout représentées dans les régions chaudes, elles sont particulièrement diversifiées dans les terres entourant l'océan Indien, en Indomalaisie, dans les îles du Pacifique, en Amérique tropicale ; toutes sont de petits arbres, arbustes ou épiphytes de forêts, à grandes feuilles généralement composées, palmées ou pennées. Dans chaque fleur, le nombre des carpelles, des étamines, des pièces périanthaires est de cinq ou quatre, rarement trois. Les fruits sont charnus : ce sont des baies ou des drupes. Les inflorescences, très diverses, de grandes dimensions chez certaines espèces, manifestent une forte tendance des fleurs à s'assembler en systèmes ombelliformes.

Hors des régions tropicales, les Araliacées sont peu nombreuses. Le lierre (Hedera helix), liane ligneuse grimpante dont les fleurs sont groupées en ombelles sphériques, est la seule Araliacée d'Europe. En Asie septentrionale et en Amérique du Nord, par contre, on trouve plusieurs espèces dont certaines ont acquis l'état herbacé.

Quelques Araliacées ont été utilisées. Panax ginseng (du Népal à la Corée) est une herbe vivace, à inflorescence ombelliforme et feuilles composées-palmées ; son épaisse racine fusiforme a été considérée par les Chinois, pendant des siècles, comme guérissant tous les maux (πανακ́ης, « panacée ») ; cette racine paraissant plus efficace chez les plantes sauvages que chez les plantes mises en culture, l'espèce a fini par se raréfier à l'extrême dans la nature. Tetrapanax papyrifer, natif de Formose, cultivé en Chine, est un arbuste à port de palmier ; la moelle de sa tige sert à préparer, par simple écrasement, le « papier de riz » chinois. Enfin, certaines Araliacées à feuillage élégant sont cultivées comme plantes d'appartement ou pour la décoration des jardins dans les régions tropicales.

Les Daucacées

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  • Pierre LIEUTAGHI
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Prototype de la plante vénéneuse, non seulement dans une famille ambiguë où les meilleures condimentaires et des potagères de première importance ont souvent leurs sosies toxiques, mais aussi dans toute l'étendue de la flore d'Europe, la grande ciguë ( Conium maculatum  L. ; ombellifères) a des propriétés délétères connues depuis la plus haute antiquité. Cinq siècles avant notre ère, les hippocra […] Lire la suite

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Georges MANGENOT, « OMBELLALES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/ombellales/