NOUVEAU-BRUNSWICK

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Le Nouveau-Brunswick, province maritime de l'est du Canada, couvre 72 478 kilomètres carrés (moins de 1 p. 100 du pays) et comptait 729 997 habitants en 2006. Dans le contexte canadien, cette province se distingue par une population d'origine relativement ancienne, mais peu importante, et par une économie sous-développée.

Nouveau-Brunswick : carte physique

Nouveau-Brunswick : carte physique

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Carte physique de la province du Nouveau-Brunswick. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Jacques Cartier a exploré les côtes nord-est du Nouveau-Brunswick en 1534, mais c'est Samuel de Champlain qui a découvert le fleuve Saint-Jean en 1604. Le pays des Indiens Micmacs et Malécites fut d'abord peuplé par des Acadiens français dans l'isthme de Chignectou, la vallée du Petitcodiac et l'estuaire du Saint-Jean. Vers la fin des guerres franco-anglaises en Acadie, les Français qui n'acceptèrent pas de prêter le serment d'allégeance furent expulsés et déportés à partir de 1755 dans les treize colonies anglaises d'Amérique du Nord ; toutefois, un certain nombre d'entre eux échappèrent aux troupes anglaises et se réfugièrent dans l'Est et le Nord-Est, notamment sur le Miramichi. La population française du Nouveau-Brunswick descend de ces Acadiens et des exilés qui y sont revenus après le traité de Paris (1763) pour s'établir sur les rias orientales.

Les Anglais occupèrent les régions évacuées par les Français, et l'arrivée de douze mille loyalistes après 1783 déclencha véritablement le peuplement de la vallée du Saint-Jean. En 1784, le Nouveau-Brunswick se sépara de la Nouvelle-Écosse, devenant une colonie britannique distincte dans ses frontières actuelles. Lors de son entrée dans la Confédération canadienne en 1867, il comptait plus de 250 000 habitants, vivant de l'agriculture, de l'exploitation des forêts et de la pêche.

Actuellement la répartition de la population fait apparaître un caractère mi-urbain mi-rural. Le Nouveau-Brunswick se révèle ainsi moins urbanisé que la plupart des provinces canadiennes. En outre, il existe une minorité importante, les Acadiens francophones, qui représentent plus du tiers de la population totale. Le nord et l'est de la province sont français ; l'anglicisation des Acadiens se fait surto [...]

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Pour citer l’article

Ludger BEAUREGARD, « NOUVEAU-BRUNSWICK », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/nouveau-brunswick/