MODÉLISATION ET PRÉVISION OCÉANOGRAPHIQUES

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Islande : carte ancienne

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Anomalies du niveau de la mer mesurées par satellite

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Répartition mondiale des flotteurs du programme Argo

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Océanographie : déploiement d’un flotteur libre

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Vers l’océan « bleu-blanc-vert », du large jusqu’au littoral

L’océanographie est une discipline très ancienne, qui a commencé par répondre aux besoins de la navigation maritime, dès le début de l’histoire de l’humanité. Elle a pris son essor au fur et à mesure des développements technologiques permettant d’effectuer des mesures dans l’océan, et en particulier en profondeur. Le xxe siècle a vu une accélération considérable des connaissances avec l’arrivée des réseaux d’observation in situ, des satellites et l’essor de la modélisation numérique, qui ont chacun et ensemble permis une connaissance plus globale et plus dynamique des océans et de leur rôle dans le climat. Au xxie siècle, cette discipline permet non seulement de comprendre, mais aussi de prévoir.

Les avancées les plus importantes ont porté sur l’océan « bleu », c’est-à-dire sur ses aspects dynamiques (température, salinité et courants marins). L’océan « blanc » (en référence à la glace de mer) a aussi fortement bénéficié des progrès de l’observation et de la modélisation numérique, même si des éléments de compréhension de la complexité du milieu et de sa dynamique restent encore à découvrir.

L’océan « vert » (en référence à la biogéochimie marine) est aujourd’hui en plein essor : les satellites permettent désormais d’observer la chlorophylle en surface à l’échelle du globe. Cette chlorophylle est associée aux blooms du plancton végétal, c’est-à-dire à ses cycles de croissance qui dépendent de conditions favorables (eaux bien oxygénées et riches en nutriments, ensoleillement…). Le phytoplancton joue un rôle important puisqu’il représente le premier maillon de la chaîne du vivant dans l’océan. Son abondance détermine celle des autres espèces marines. En se développant à partir du dioxyde de carbone, il participe également aux processus climatiques et aux cycles biogéochimiques (dont le cycle du carbone). Les modèles numériques produisent déjà les simulations qui p [...]

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Écrit par :

  • : directrice de recherche au CNRS, directrice de l'Institut national des sciences de l'Univers, CNRS
  • : ingénieure au CNRS, chef de projet NEMO, laboratoire LOCEAN, université Pierre-et-Marie-Curie

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«  MODÉLISATION ET PRÉVISION OCÉANOGRAPHIQUES  » est également traité dans :

MARÉES NOIRES

  • Écrit par 
  • Lucien LAUBIER
  •  • 7 597 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « La lutte à terre »  : […] Les déplacements des nappes d'émulsion en surface sont provoqués par les courants marins, qui entraînent les nappes dans leur direction et à leur vitesse propre, et par les vents, qui poussent les nappes dans leur direction, mais avec une vitesse de 3 p. 100 seulement de leur vitesse propre. Courants et vents combinent donc leur action et les nappes se déplacent selon la résultante de ces deux fo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marees-noires/#i_99648

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Pour citer l’article

Pascale DELECLUSE, Claire LÉVY, « MODÉLISATION ET PRÉVISION OCÉANOGRAPHIQUES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/modelisation-et-prevision-oceanographiques/