MÉTABOLISME ET PHOSPHORYLATIONS

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Les Britanniques Arthur Harden et William Young avaient démontré, en 1905, que la fermentation alcoolique en milieu acellulaire consommait du phosphate. Celui-ci entrait dans la formation d'un hexose diphosphate qui fut isolé par W. Young en 1907 et identifié ensuite (1928) comme étant le fructose 1,6-diphosphate par Phoebus Levene aux États-Unis. Le phénomène d'activation exercé par le phosphate dans le déroulement d'une réaction métabolique devait apparaître ultérieurement comme très général et crucial. C'est dans ce contexte que Gustave Embden (1874-1939) et Otto Meyerhof (1884-1951) montrèrent en 1933 que plusieurs réactions sont communes aux fermentations lactique du muscle et alcoolique du jus de raisin. Ils précisent le rôle des phosphorylations dans la voie fermentaire anaérobie de décomposition du glucose (glycolyse ou voie d'Embden-Meyerhof) : glucose → fructose -1,6-diphosphate → 2 trioses-phosphate → 2 acides pyruviques. L'acide pyruvique peut être soit transformé en acide lactique ou en éthanol (voies fermentaires en anaérobiose), soit totalement oxydé en gaz carbonique et eau (voie respiratoire, en aérobiose, y compris chez les levures).

—  Paul MAZLIAK

Écrit par :

  • : professeur honoraire de biologie cellulaire à l'université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

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Pour citer l’article

Paul MAZLIAK, « MÉTABOLISME ET PHOSPHORYLATIONS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/metabolisme-et-phosphorylations/