LE FORESTIER MAXIME (1949- )

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Symbole de la génération 68, entre romantisme et révolution, Maxime Le Forestier ne cesse de surprendre, d'expérimenter, au gré de ses rencontres musicales. Auteur rigoureux, il offre une vision lucide de notre époque et s'attache en permanence à ses thèmes de prédilection que sont la tolérance, la justice, la liberté, l'amour et la fraternité.

Maxime Le Forestier est né à Paris le 10 février 1949, d'un père britannique d'origine normande et d'une mère adaptatrice en français de séries télévisées anglo-saxonnes. Mélomane, elle inculque à ses trois enfants – Maxime a deux sœurs aînées, Anne et Catherine – le goût de la musique et le jeune garçon étudie le violon jusqu'à l'âge de dix ans. Il poursuit sa scolarité dans un collège religieux jusqu'à la classe de troisième puis entre au lycée Condorcet, à Paris, d'où il est exclu pour indiscipline.

Sa mère lui offre un disque de Georges Brassens qui lui ouvre de nouveaux horizons musicaux. À quinze ans, il s'achète une guitare, en apprend les rudiments et commence à se produire épisodiquement Chez Louisette, un café du marché aux puces de Saint-Ouen.

En 1965, avec sa sœur Catherine, ils forment un duo, Cat et Maxime, et, jusqu'en 1969, chantent le répertoire des américains Peter Paul and Mary dans les cabarets de la rive gauche. C'est à cette époque qu'ils rencontrent Georges Moustaki. Celui-ci leur donne la possibilité de chanter ses propres chansons comme Ma liberté et Ma solitude. De ce duo familial restent deux 45-tours enregistrés chez Barclay. Puis Catherine rejoint Moustaki et devient sa choriste. De son côté, Maxime Le Forestier commence à écrire et propose à Serge Reggiani Ballade pour un traître. En 1969, il est appelé sous les drapeaux, dans un régiment de parachutistes. Son temps libre reste consacré à la chanson ; il enregistre deux 45-tours en solo, Cœur de pierre, face de lune et Concerto sans frontières.

Libéré des obligations militaires en septembre 1970, il part pour Marseille, avec Catherine, pour jouer dans la comédie musicale Oh ! America, mise en scène par Antoine Bourseiller, et dont il a composé la musique. Après cette expérience, il sillonne les États-Unis, en pleine époque hippie. À son retour, il enregistre un 45-tours chez Polydor, avec Mon frère et Éducation sentimentale, suivi quelques mois plus tard par San Francisco. Influencé par Brassens et par Bob Dylan, Le Forestier incarne la chanson contestataire française des années 1970. Le succès arrive un an plus tard, quand sort l'album qui reprend les 45-tours auxquels s'ajoutent d'autres titres, dont Parachutiste. En octobre, à Bobino, il triomphe en première partie du concert de Georges Brassens.

L'année 1973 est marquée par la publication du deuxième album, un passage remarqué à l'Olympia et la sortie d'un enregistrement de ce spectacle. Suit une série de concerts au Théâtre de la Ville et au Palais des Sports qui attirent un public jeune d'ouvriers et d'étudiants. Parti en tournée avec deux musiciens, Alain Le Douarin et Patrice Caratini, le chanteur met en application ses principes et impose un prix des places très bas. Il est accusé par la presse de démagogie et enregistre Saltimbanque, son troisième album, pour répondre aux critiques. Il participe à des galas de soutien et part en tournée en URSS. Son image de chanteur contestataire commencent à lui peser. Son quatrième album – Hymne à sept temps (1978) – déroute son public. Il donne un spectacle au Cirque d'Hiver à Paris, mis en scène par le comédien Philippe Avron, avec la participation de dix musiciens, un mime et une jongleuse. Cette entreprise connaît le succès. Il s'envole ensuite pour le Canada et termine l'année de l'autre côté de l'Atlantique. Parti en voyage toute l'année suivante, il revient avec un nouvel album enregistré au Québec et dans le sud de la France, avec François Cousineau, le compositeur de Diane Dufresne. Le passage de l'instrumentation acoustique à l'instrumentation électrique crée une rupture avec ses admirateurs. Maxime Le Forestier remplit tout de même l'Olympia du 14 au 26 novembre 1978. Il propose alors un disque qui sera enregistré en public les 23 et 24 avril 1979 à la Gaî [...]

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Alain POULANGES, « LE FORESTIER MAXIME (1949- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 juin 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/maxime-le-forestier/