BRASSENS GEORGES (1921-1981)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Il existe peu de révolutions dans l'histoire de la chanson française mais, indiscutablement, la survenue de Brassens constitue l'une d'elles. Dès ses premières apparitions, il parvient à diviser le public et à créer le scandale : les uns condamnent son anarchisme et son vocabulaire cru, les autres louent son style et son audace. Ne se réclamant d'aucune chapelle, il détaille sa vision de l'humanité en mettant en scène des personnages souvent caricaturaux mais toujours porteurs de faiblesses, d'angoisses, de cruauté, de bêtise, d'illusions et d'espoirs. Tout au long de son œuvre il explorera son petit théâtre personnel, bucolique et peuplé de gendarmes, de filles au grand cœur, de curés, de mégères, de maris cocus, de copains...

Peu de chanteurs ont connu une gloire aussi constante. Chacun de ses disques était attendu comme un évènement. Lorsqu'il investissait Bobino, ce n'était jamais pour moins de trois mois. Cette adhésion populaire s'explique par l'exigence dont Brassens a toujours fait preuve, tant dans l'écriture de ses textes que par l'originalité de ses mélodies. Il s'est appliqué à traiter des sujets universels et si parfois il apparaît moralisateur, force est de reconnaître que ses propos sont intemporels et restent toujours d'actualité. « J'ai l'impression de ressembler à mes chansons. On n'entre pas dans mes chansons comme dans un moulin. Heureusement qu'on n'y entre pas trop vite, sinon on en sortirait trop vite. »

Chef de file d'une expression qu'il n'a jamais considérée comme mineure puisqu'elle s'adresse au cœur et à l'intelligence des hommes, il a placé la barre si haut qu'elle donne le vertige à certains et permet aux meilleurs de donner le plus juste, le plus sincère et le plus beau.

Georges Brassens et Juliette Gréco

Georges Brassens et Juliette Gréco

photographie

En septembre 1966, Georges Brassens et Juliette Gréco partagent l'affiche du TNP. 

Crédits : BOTTI/ Gamma-Keystone via Getty Images

Afficher

La mauvaise herbe

Georges Charles Brassens naît le 22 octobre 1921 à Sète, dans l'Hérault, de Jean-Louis Brassens, un maçon tolérant et libre-penseur, et d'Elvira Dragosa, napolitaine d'origine et fervente catholique. Le jeune garçon grandit entre la garrigue et la mer, entre l'anticléricalisme paternel et le c [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  BRASSENS GEORGES (1921-1981)  » est également traité dans :

LE FORESTIER MAXIME (1949-    )

  • Écrit par 
  • Alain POULANGES
  •  • 1 221 mots

En septembre 1996, il renoue avec sa passion pour Brassens. Quinze ans après la mort de celui-ci, Maxime Le Forestier reprend, seul à la guitare, les titres que celui-ci n'a pas vraiment eu le temps d'interpréter. Cet hommage se prolonge par une série de concerts dans des petites salles comme le Sentier des Halles à Paris. Il part en tournée et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maxime-le-forestier/#i_6696

Voir aussi

Pour citer l’article

Alain POULANGES, « BRASSENS GEORGES - (1921-1981) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-brassens/