LOUIS NICOLAS dit VICTOR (1731-1800)

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Grand Prix de Rome en 1755, Victor Louis séjourne à Rome de 1756 à 1759. En 1765, il voyage en Pologne où il effectue des travaux au château royal. En 1767-1768, il procède à l'aménagement du pourtour du chœur de la cathédrale de Chartres et à divers travaux dans des églises de Metz puis édifie en 1771 l'hôtel de l'Intendance à Besançon. Appelé à Bordeaux par le maréchal de Richelieu, il y construit (1775-1780) son chef-d'œuvre, le théâtre, ainsi que de nombreux hôtels (Saige, Fonfrède, de la Molère, de Roly, de Nairac). Il a véritablement marqué la ville de son style, malgré l'échec du projet grandiose présenté pour l'aménagement de la place Ludovise sur l'emplacement du château Trompette. Dans la région, il édifie les châteaux de Virasel (Marmande, 1774) et de Bouilh (Saint-André-de-Cubzac, 1786). Le théâtre de Bordeaux, célèbre pour son péristyle colossal de douze colonnes corinthiennes, deviendra le prototype du genre et Charles Garnier se souviendra du grand escalier d'honneur à triple volée de Victor Louis : il l'adaptera à l'Opéra de Paris. Dans les vingt dernières années de sa vie, les grandes entreprises de Louis sont parisiennes : les galeries du Palais-Royal, aux façades, côté jardin, si harmonieusement décorées et rythmées, le théâtre du Palais-Royal (aujourd'hui la Comédie-Française, mais avec modifications ultérieures). Louis a été un architecte très actif, bien en accord avec son temps par son goût de l'élégance, de l'ornementation riche et sans ostentation, par son adaptation intelligente des leçons de l'Antiquité et de Palladio. Rien de révolutionnaire ni de fort dans son art, mais une harmonie sans défaut. Ces qualités sont sensibles dans les nombreuses décorations qu'il a exécutées tant pour les églises (couvent du Bon-Secours et église Sainte-Marguerite à Paris, Saint-Éloi à Dunkerque) que pour les fêtes et les théâtres. Il a créé aussi quelques modèles intéressants d'éléments de décoration intérieure, consoles, pendules, luminaires et, le premier, au théâtre de Bordeaux, il a su pratiquer d'une façon systématique ce que nous appelons l'éclairage indirect.

—  Jean-Jacques DUTHOY

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ARCHITECTURE (Matériaux et techniques) - Fer et fonte

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  • Henri POUPÉE
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Dans le chapitre « Les espaces couverts »  : […] Un pont n'a d'autre but que de soutenir une portion de voie à l'aide d'une poutre ou d'un arc ; et le métal, à lui seul, peut remplir ce rôle. Il en va tout autrement de la couverture d'un espace ; les fonctions se diversifient, et l'ossature de fer doit se compléter d'une enveloppe isolante posant de délicats problèmes de jonction. C'est curieusement à la crainte des incendies qu'il faut attribue […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/architecture-materiaux-et-techniques-fer-et-fonte/#i_8180

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Jean-Jacques DUTHOY, « LOUIS NICOLAS dit VICTOR - (1731-1800) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-nicolas-dit-victor/