MÜLLER KARL ALEXANDER (1927-    )

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Né le 20 avril 1927 à Bâle (Suisse), Karl Alexander Müller passe sa jeunesse en Autriche puis dans le Tessin. Après des études supérieures à l'institut fédéral de technologie de Zurich en Suisse, il soutient, en 1958, sa thèse de doctorat sur l'étude des résonances paramagnétiques. Chercheur à l'institut Battelle de Genève, puis professeur à l'université de Zurich, il est engagé en 1963 par le centre de recherches I.B.M. de Zurich où il reste jusqu'à sa retraite. Il y étudie en particulier les phénomènes critiques et le comportement des matériaux ferroélectriques à basse température. Il y collabore, à partir de 1982, avec Georg Bednorz à la recherche de supraconducteurs présentant une température critique plus élevée que les matériaux alors connus. En 1986, ils montrèrent que certains cuprates (de formule chimique La2–xBaxCuO4–δ) possèdent une température de transition à l'état supraconducteur pouvant atteindre (pour x = 0,15) 35 kelvins. L'importance de cette découverte valut à Bednorz et Müller de se partager le prix Nobel de physique en 1987. La structure de ce nouveau matériau fut élucidée par la technique de la diffraction de neutrons en 1987 également. Une activité fébrile en résulta dans les laboratoires de physique du solide du monde entier et des milliers de publications marquèrent l'émergence d'un nouveau domaine de recherche. Dès 1987, un composé (de formule YBa2Cu3O4–δ) de température critique 94 kelvins fut obtenu, ce qui permit aux industriels de rêver d'exploiter un jour prochain des matériaux supraconducteurs ne nécessitant aucune cryogénie coûteuse.

—  Bernard PIRE

Écrit par :

  • : directeur de recherche au CNRS, centre de physique théorique de l'École polytechnique, Palaiseau

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Bernard PIRE, « MÜLLER KARL ALEXANDER (1927-    ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/karl-alexander-muller/