KYLIÁN JIŘÍ (1947- )

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Jiří Kylián est-il un chorégraphe classique très moderne ou un chorégraphe moderne très classique ? Lui-même préférerait sans doute ne pas répondre à cette question. Il a inventé une nouvelle façon d'inscrire un mouvement fluide très précisément dans l'espace, sans fioritures ni concession d'aucune sorte. Pour Kylián, danser c'est être « à la limite du rêve et de la réalité ».

De Prague à La Haye, via Stuttgart

Jiří Kylián est né à Prague le 21 mars 1947, d'un père banquier et d'une mère danseuse. Dès l'âge de neuf ans, il s'initie à la danse et, à quinze ans, il entre au Conservatoire de sa ville natale. Il y étudie la danse classique, la danse moderne (selon la méthode Graham), mais aussi la danse folklorique. En 1967, il reçoit une bourse du British Council, ce qui lui permet d'aller parfaire ses études à la Royal Ballet School. C'est en Angleterre, au cours de son stage, qu'il fait la connaissance de John Cranko, chorégraphe d'origine sud-africaine et directeur du Ballet de Stuttgart. Cette rencontre va orienter la carrière du jeune danseur.

1968 : Jiří Kylián vit difficilement l'agonie du Printemps de Prague. Il peut toutefois gagner Stuttgart où il entame une carrière de danseur, mais surtout de chorégraphe. John Cranko, qui organise, via la Société Noverre, des matinées destinées à révéler de nouveaux talents, ne manque pas de déceler ceux du jeune Tchèque. Celui-ci débute avec Paradox (1970) et, fort de ce premier succès, signe ensuite plusieurs pièces pour le Ballet de Stuttgart telles que Kommen und gehen (1970, Béla Bartók), Incantations (1971, André Jolivet) et Der Stumme Orpheus (1972, Toru Takemitsu). En 1973, le Nederlands Dans Theater (N.D.T.) de La Haye, une compagnie particulièrement active, fait appel à Kylián qui présente une création, Viewers (Franck Martin). Suivront une série impressionnante de pièces où la nostalgie le dispute le plus souvent aux grands embrasements lyriques. On retiendra Stoolgame (1974, Arne Nordheim), La Cathédrale engloutie (1975, Claude Debussy), [...]


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Jean-Claude DIÉNIS, Agnès IZRINE, « KYLIÁN JIŘÍ (1947- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/jiri-kylian/