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FERNEL JEAN (1497-1558)

Après avoir étudié à Paris la philosophie, les mathématiques et les lettres, Fernel enseigne la première de ces sciences au collège des Lombards et publie un livre sur les mathématiques, De proportionibus (1526), et deux livres d'astronomie, le Monalosphaerium et la Cosmotheoria (1528). Dans ce dernier ouvrage, il décrit son voyage de Paris à Amiens pour tenter de mesurer le degré du méridien à partir de la distance qui sépare ces deux villes et de la hauteur méridienne du Soleil.

Mais Fernel abandonne rapidement sa chaire de philosophie pour se livrer à l'étude de la médecine. Il est reçu docteur de la faculté de Paris en 1530 et professe à cette même faculté en 1534. Considéré comme l'un des maîtres de l'enseignement de la médecine en France, il publiera plus tard son Universa Medicina, traité dans lequel il classe méthodiquement et clairement les connaissances médicales. Fervent admirateur de Galien, il est en revanche en désaccord avec les idées contemporaines de Michel Servet, de Paracelse, de Vésale... Aussi son livre reflète-t-il davantage le passé que les découvertes en cours. Il créa le terme physiologie et s'intéressa à la « chaleur innée » qui est la marque même de toute vie. « Nous reconnaissons notre ami, dit-il, bien que sa vie ne soit plus là, et que sa chaleur ne soit plus là. La chaleur innée l'a fui » (Ambiani physiologiae, IV, i). Tous les êtres vivants sont habités par cette chaleur, même « le serpent quoique son tempérament soit froid » (De abditis rerum causis, II, vii).

Fernel est encore l'auteur de De naturali parte medicinae libri septem (1542), J. Fernelii Medicina (1554) et d'un ouvrage posthume : J. Fernelii curandarum febrium Methodus generalis (1577). On lui doit la dénomination scientifique de la syphilis : lues venereae. Sa renommée de grand praticien lui vaut de soigner et de guérir Diane de Poitiers ; il devient ensuite premier médecin du roi Henri II et de la reine Catherine de Médicis.

— Jacqueline BROSSOLLET

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Écrit par

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Autres références

  • PHYSIOLOGIE ANIMALE (histoire de la notion)

    • Écrit par Georges CANGUILHEM
    • 4 771 mots
    • 5 médias
    ...physiologie, dans son sens de « science des fonctions du corps humain en état de santé », semble avoir été utilisé, pour la première fois, par le médecin Jean Fernel (1497-1558), pour désigner, en 1554, dans son livre Universa medicina, la reproduction d'un traité de 1542, De naturali parte medicinae...

Voir aussi