STEEN JAN (1626-1679)

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La Partie de quilles, J. Steen

La Partie de quilles, J. Steen
Crédits : Bridgeman Images

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La Leçon de danse du chat, J. Steen

La Leçon de danse du chat, J. Steen
Crédits : Rijksmuseum, Amsterdam, Pays-Bas

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Peintre de genre par excellence, Jan Steen est le fils d'un brasseur hollandais. Né à Leyde, et successivement élève de Nicolas Knupfer à Utrecht, d'Adriaen van Ostade à Haarlem et de Jan van Goyen à La Haye, il assimilera toutes ces influences. En 1648, il est l'un des fondateurs de la guilde de Leyde et il reviendra mourir dans cette ville après une existence mouvementée. Tour à tour brasseur, aubergiste ou peintre, suivant les villes qu'il habite et les difficultés qu'il rencontre, il semble pourtant avoir été moins débauché que sa peinture et sa légende ne le laissent supposer.

Son œuvre — quelque sept cents tableaux — ne se résume pas aux bambochades en petit format dont il fut un brillant narrateur. Ses peintures de jeunesse révèlent un paysagiste influencé par son beau-père Van Goyen, avec des personnages nombreux dans la manière des Ostade (La Partie de quilles, National Gallery, Londres). Les personnages seront par la suite plus individualisés, comme dans la Joyeuse Compagnie (Mauritshuis, La Haye), où l'artiste se met en scène avec sa famille, joyeux rassemblement d'enfants, de parents et de grands-parents auxquels se mêlent les animaux domestiques dans une chaude atmosphère au coloris lumineux et à la composition harmonieusement équilibrée.

La Partie de quilles, J. Steen

La Partie de quilles, J. Steen

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Jan STEEN, La Partie de quilles, huile sur panneau de chêne. National Gallery, Londres. 

Crédits : Bridgeman Images

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La Leçon de danse du chat, J. Steen

La Leçon de danse du chat, J. Steen

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Jan Steen, La Leçon de danse du chat. 1665-1668. Huile sur toile. 68,5 cm x 59 cm. Rijksmuseum, Amsterdam, Pays-Bas. 

Crédits : Rijksmuseum, Amsterdam, Pays-Bas

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Son regard plein d'humour, parfois ironique, qui l'a fait comparer à la vision caricaturale de Hogarth, s'enchante des petits drames familiaux (La Fête de saint Nicolas, Rijksmuseum, Amsterdam) autant que des libations qui dégénèrent en pugilat. Il est alors un moralisateur qui se souvient de la philosophie d'Érasme. Il sait aussi être sentimental dans la verméerienne Leçon de musique (National Gallery, Londres), ou religieux dans Jésus parmi les vieillards (Kunstmuseum, Bâle) qui n'est pas sans évoquer Rembrandt.

Une technique vigoureuse — goût des contrastes lumineux et de la pâte colorée — sert ce caractère « turbulent et gouailleur » (E. Fromentin), cet artiste, proche de Molière (La Malade, Rijksmuseum, Amsterdam), dont la verve s'impose.

—  Jean-Marie MARQUIS

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  • Écrit par 
  • Lyckle DE VRIES
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Dans le chapitre « Les géants »  : […] Au lieu de distinguer les peintres du Nord et ceux du Sud, il semble plus fondé de les répartir en spécialistes, d'une part, et « artistes universels », d'autre part. À cette catégorie d'artistes universels appartiennent Rubens, Van Dyck, Jordaens, Rembrandt et Jan Steen. Ce n'est pas la qualité mais la composition de leur œuvre qui place Hercules […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peinture-neerlandaise-et-flamande/#i_26898

Pour citer l’article

Jean-Marie MARQUIS, « STEEN JAN - (1626-1679) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jan-steen/