Peuple de langue papoue, les Huli habitent les montagnes centrales de la Papouasie - Nouvelle-Guinée . Les premiers contacts avec les Blancs ont lieu en 1934, mais ce n'est qu'en 1951 qu'un poste administratif est établi au centre du territoire des Huli. Puis les missions protestantes suivent. Les Blancs entreprennent systématiquement de supprimer les conflits qui existent entre groupes indigènes, ce qui a généralement pour conséquence d'altérer profondément leur identité culturelle.
Les Huli cultivent la patate douce dans les jardins gagnés sur la forêt. Grâce à la richesse du sol volcanique et à des techniques culturales élaborées (fumure, drainage du sol, etc.), ils obtiennent des rendements élevés.
L'élevage des cochons fournit un complément alimentaire appréciable, mais possède surtout une fonction sociale, économique et rituelle. Ainsi le prix de la fiancée consiste traditionnellement en une quinzaine de cochons et les indemnités de guerre versées aux alliés pour un seul mort au combat peuvent s'élever jusqu'à cent cinquante de ces animaux.
L'organisation sociale des Huli, étudiée par l'anthropologue R. M. Glass, présente un caractère atypique par rapport aux autres sociétés des Highlands. Il n'y a pas chez les Huli de groupe de filiation au sens politique, les droits et devoirs de l'individu ne sont pas hérités, comme chez les Enga, leurs voisins, selon le principe de la filiation exclusivement. Un homme appartient à un clan dont les membres sont les descendants vivants, en ligne paternelle et maternelle indifféremment, d'un même ancêtre putatif. Ils partagent un patronyme commun et observent la règle d'exogamie, mais ils vivent dispersés sur le territoire, ne possèdent aucune propriété collective et ne se regroupent jamais en vue d'une action commune. Ils s'affrontent souvent entre eux. Le groupement politique de base est constitué par l'ensemble des résidents de ce que Glass appelle une « paroisse ». Celle-ci possède un territoire, mais une partie seulement de ses membres y vivent. Ceux-ci, et c'est un trait original de la société huli, sont également affiliés à plusieurs paroisses, dans lesquelles ils peuvent résider et cultiver des terres. C'est en acquérant des droits dans de nombreux groupes qu'un homme peut atteindre un statut élevé.
Ainsi que les autres sociétés des Highlands, les Huli n'ont pas de chef ni de charge politiques héréditaires. On devient un homme de prestige par sa valeur au combat, son habileté dans l'arbitrage des querelles et la place centrale qu'on occupe dans le réseau des échanges économiques et cérémoniels. Par contre, chez les Huli, la capacité qu'a un homme d'accroître ses richesses et d'étendre le réseau de ses relations ne dépend pas au départ, comme dans les autres sociétés des Highlands de Nouvelle-Guinée, de l'influence qu'il peut exercer à l'intérieur d'un lignage ou d'un clan donné. Elle est liée à son appartenance à de nombreuses paroisses et à son savoir généalogique qui lui permettent de participer aux relations qu'entretiennent les groupes entre eux et d'arbitrer leurs conflits. En effet, la guerre joue traditionnellement un très grand rôle chez les Huli, en créant des liens d'« obligation morale » entre les individus : conclusion de pactes d'alliance, contribution aux indemnités de guerre, dédommagement individuel pour un parent tué au combat, etc.
La mobilité sociale et résidentielle implique un réajustement des alliances et un remodelage politique constants. La guerre en Nouvelle-Guinée peut se définir comme la formalisation d'un certain nombre de relations d'échanges et la recherche d'un équilibre des forces. Outre les esprits des ancêtres, qui tiennent comme partout en Mélanésie une place centrale dans[...]
...matrilinéaire), une composition indifférenciée. On observe aussi en Mélanésie des phénomènes d'appartenance multiple pour un même individu, comme chez les
Huli de Nouvelle-Guinée et les habitants de Choiseul et de Malaita centrale aux îles Salomon. Ainsi, que la filiation soit reconnue patrilinéaire, comme...
L'outil Données Pays met à disposition un très grand nombre de données. Aussi, pour des raisons de performances et pour conserver une bonne expérience utilisateur, des règles de comparaison en nombre et en durée ont été mises en place :
Pays
Indicateurs
Années
Graphe
Jusqu'à 12 pays
Toutes les données
De 1960 à nos jours
Affiché en courbe
Affiché en barre
De 13 à 50 pays
5 données simultanées
De 1960 à nos jours
Masqué en courbe
Affiché en barre
51 pays et plus
1 seule donnée
Sur une durée de 25 ans maximum
Masqué en courbe
Masqué en barre
Lorsque la recherche porte sur une seule année, les résultats s’affichent sous forme de graphe en barre.
Lorsque la recherche porte sur une période, les résultats s’affichent sous forme de graphe en courbe.
Lorsque la recherche contient uniquement des données Informations générales, le champ Année ou période est désactivé, ces données ne possédant pas d'historique.