LA ROCHEJAQUELEIN HENRI DU VERGIER comte de (1772-1794)

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À sa sortie du collège militaire de Sorèze, où il a été élevé, Henri de La Rochejaquelein entre au régiment de Royal-Pologne cavalerie, dont son père, le marquis de La Rochejaquelein, est colonel propriétaire, puis il passe aux chasseurs de Flandre qu'il abandonne pour faire partie de la garde constitutionnelle du roi. C'est à ce titre qu'il reçoit le baptême du feu en participant, le 10 août 1792, à la défense des Tuileries.

Rentré dans ses terres, en Vendée, il refuse de se soumettre à la conscription décrétée par la République et, au printemps de 1793, il rallie quelques dizaines de paysans auxquels il aurait dit alors, dans la cour de son château de La Durbellière, les paroles fameuses : « Si j'avance, suivez-moi ; si je recule, tuez-moi ; si je meurs, vengez-moi ! »

Il commence par avancer, s'empare de Bressuire le 2 mai, puis de Fontenay, et le 8 juin fait son entrée dans Saumur, ayant donné, en montant le premier à l'assaut, l'exemple d'une fougue et d'une valeur auxquelles Kléber sera le premier à rendre hommage. Ses succès ne le grisent pas et, toujours maître de lui, il modère l'ardeur vengeresse de ses hommes qui veulent faire subir aux républicains la loi du talion : « Si vous agissez comme ceux qui font le mal, leur dit-il, où est la bonne cause ? »

Partisan d'une marche rapide sur Paris, pour s'emparer de la capitale et délivrer Louis XVII, il y serait peut-être parvenu si les avis des autres chefs royalistes, entre autres ceux de Donnissan et du prince de Talmont, n'avaient prévalu. On décide de se porter en Bretagne pour y rejoindre un corps expéditionnaire anglais attendu à Saint-Malo. La « grande armée catholique et royale », à la tête de laquelle il a succédé à d'Elbée comme généralissime, s'égare en Bretagne, suivie d'une masse de femmes, d'enfants et de bétail qui gênent ses opérations. La Rochejaquelein s'empare de Laval, de Fougères, d'Avranches, mais il échoue devant Granville et doit rebrousser chemin, harcelé par Marceau, Kléber et Westermann. Battu au Mans le 12 décembre 1793, il éprouve un nouveau désastre au passage de la Loire où ce qui reste de son armée est taillé en pièces.

Vaincu, calomnié par ses rivaux, abandonné par beaucoup, Henri de La Rochejaquelein s'enfonce dans le bocage vendéen pour y continuer, avec quelques fidèles, une lutte sans espoir. Il est tué dans un engagement, le 28 janvier 1794. Il n'avait que vingt et un ans.

—  Ghislain de DIESBACH

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RÉVOLUTION FRANÇAISE

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  • Jean-Clément MARTIN, 
  • Marc THIVOLET
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Dans le chapitre « La lutte entre les factions (automne de 1793-printemps de 1794) »  : […] Cette extrême mobilisation des individus et de la société produit une concurrence des pouvoirs et des légitimités qui est poussée à son paroxysme dans l'hiver de 1793. La reine Marie-Antoinette est exécutée le 16 octobre, après un procès scandaleusement conduit par Hébert. En même temps, les principaux leaders girondins sont jugés et exécutés (24-31 octobre) pour satisfaire aux exigences des sans- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/revolution-francaise/#i_41171

Pour citer l’article

Ghislain de DIESBACH, « LA ROCHEJAQUELEIN HENRI DU VERGIER comte de (1772-1794) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-du-la-rochejaquelein/