GYMNOPÉDIE

Peu d'auditeurs des Gymnopédies (1888) d'Erik Satie connaissent l'origine de ce mot grec. À Sparte, lors du passage de l'enfance à l'adolescence, les rites d'initiation du futur citoyen se terminaient par les gymnopédies. Les garçons subissaient une longue station debout, exposés nus en plein soleil, parmi les chœurs de danse. Ces fêtes célébrées en l'honneur d'Apollon auraient été organisées pour la première fois par Thalétas de Crète (~ viie s.). Les athlètes des jeux (lancement du javelot, du disque, etc.) rythmaient leurs évolutions au son de la flûte ; des scènes de chasse et autres sports étaient mimées par de jeunes Lacédémoniennes nues, dont les Athéniens se moquèrent en les traitant de phénomérides (« montreuses de cuisses »).

—  Pierre-Paul LACAS

Écrit par :

  • : psychanalyste, membre de la Société de psychanalyse freudienne, musicologue, président de l'Association française de défense de l'orgue ancien

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DANSE

  • Écrit par 
  • Marie-Françoise CHRISTOUT, 
  • Serge JOUHET
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Dans le chapitre « Les danses imitatives »  : […] Le deuxième type de danse religieuse a un caractère imitatif et implique de la part des exécutants des dons d'acteur. Il suppose généralement le port de déguisements, de masques ou tatouages, d'accessoires évocateurs. Grâce au geste imitatif, le danseur croit capter une force et l'asservir. En concentrant son énergie, il veut avant tout figurer les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/danse/#i_14722

Pour citer l’article

Pierre-Paul LACAS, « GYMNOPÉDIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 mars 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gymnopedie/