COMPAGNIES GRANDES

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Nom donné au xive siècle aux bandes composées de mercenaires licenciés par les princes qui avaient loué leurs services pour la durée d'une campagne, en particulier après la paix de Brétigny, en 1360. Les Grandes Compagnies continuaient la guerre pour leur propre compte. Formées d'aventuriers, en majorité anglais mais aussi bretons, français, gascons et même allemands, et commandées par des chefs souvent capables dont certains étaient des cadets de famille, les Grandes Compagnies, profitant des désordres de la guerre de Cent Ans, se livrèrent dans les plus riches provinces de France à de tels pillages et exactions qu'elles constituèrent un fléau pire que la guerre elle-même. Le roi de France, Charles V, réussit à en envoyer une grande partie en Espagne sous les ordres de Bertrand du Guesclin pour soutenir le prétendant au trône de Castille, Henri de Trastamare. De retour en France en 1370, Du Guesclin continua la lutte contre les bandes qui y étaient demeurées et défit à Pontvallain le plus fameux de leurs chefs, l'Anglais Robert Knolles. Sous divers noms, ces bandes de brigands exercèrent sporadiquement leurs ravages jusqu'au milieu du xve siècle. Elles disparurent définitivement quand Charles VII en incorpora les restes à l'armée permanente qu'il venait de créer.

—  André DAUBARD

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Pour citer l’article

André DAUBARD, « COMPAGNIES GRANDES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/grandes-compagnies/