GNF6702, INHIBITEUR DE PROTÉASOMES

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Structure d’un protéasome

Structure d’un protéasome
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les trois parasites flagellés cibles de l’inhibiteur de protéasome

Les trois parasites flagellés cibles de l’inhibiteur de protéasome
Crédits : Blaine Mathison/ CDC ; F. Brenière ; AKG-images/Science Photo Library

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Lésion de leishmaniose cutanée

Lésion de leishmaniose cutanée
Crédits : Paula Bronstein/ Getty Images

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Série de molécules antiflagellées

Série de molécules antiflagellées
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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La recherche d’un antiparasitaire à spectre large

Ces maladies négligées nécessitent soit un investissement très lourd, soit une approche nouvelle à moindre coût en matière de pharmacologie. Parmi les pistes en cours d’exploration, celle publiée en août 2016 par les laboratoires Novartis aux États-Unis et le Wellcome Trust en Écosse est particulièrement intéressante : la molécule synthétisée par GlaxoSmithKline, étudiée au sein de ces deux laboratoires et pour l’instant connue sous le code GNF6702, est en effet efficace contre à la fois les trypanosomes et les leishmanies dans des modèles animaux de ces infections, et semble dénuée de toxicité. 

La démarche des laboratoires s’appuie sur le fait que les trypanosomes et les leishmanies sont étroitement apparentés, non seulement par leur morphologie, leurs différentes formes de cycle de multiplication et par des régions de leur ADN, mais ils ont aussi en commun de posséder un flagelle qui permet leurs déplacements rapides. Ce flagelle est inséré dans une mitochondrie géante très particulière située à l’intérieur de la cellule, essentielle à la survie et la multiplication des parasites : le kinétoplaste. La présence de cet organite définit la famille taxonomique des kinétoplastidés.

Puisque les membres de cette famille partagent de nombreuses propriétés et de grandes parties de leur ADN, les chercheurs se sont demandé s’il ne serait pas possible de s’attaquer simultanément aux trois membres principaux de la famille, T. brucei, T. cruzi et Leishmania donovani, visant ainsi la découverte d’un antiparasitaire à large spectre. La comparaison bio-informatique de l’ADN total des parasites (celui des chromosomes du noyau et du kinétoplaste) avec l’ADN humain a montré que 50 p. 100 des gènes des parasites n’ont pas d’équivalent chez l’homme. Si les protéines pour lesquelles codent ces gènes sont communes aux trois types de parasites et sont nécessaires à leur survie et à leur multiplication, elles devienn [...]

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Écrit par :

  • : chercheur en histoire des sciences, université Paris-VII-Denis-Diderot, ancien chef de service à l'Institut Pasteur

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Pour citer l’article

Gabriel GACHELIN, « GNF6702, INHIBITEUR DE PROTÉASOMES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gnf6702-inhibiteur-de-proteasomes/