HOPKINS GERARD MANLEY (1844-1889)

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C'est un étrange destin qu'a connu Gerard Hopkins. Nulle vie en apparence plus banale, plus mêlée au commun. L'homme ne fut apprécié que de rares amis et son œuvre poétique resta pratiquement ignorée de son vivant. Elle le demeura près de trente ans encore après sa mort, jusqu'à ce que son ami, le poète-lauréat Robert Bridges, dépositaire de ses poèmes, se décidât à les publier à la fin de la Première Guerre mondiale. De 1918 à 1930 seuls quelques initiés et amateurs éclairés s'y intéressèrent. À partir des années trente c'est enfin l'accès au grand public, la surprise, l'intérêt, l'émerveillement de toute la critique internationale. Il a fallu placer Hopkins parmi les grands poètes anglais du xixe siècle et parmi les plus grands poètes catholiques. Ses lettres, ses journaux intimes, ses sermons ont été publiés à la suite de ses poèmes. Sans être considérable, cette œuvre variée, originale n'a cessé depuis 1935 d'attirer les commentateurs du monde entier. Les poèmes, écrits dans une langue tendue, profondément enracinée dans l'anglo-saxon, ont longtemps défié les traducteurs. Il reste au poète à conquérir encore un vaste public, celui qui ne peut accéder directement aux richesses et aux difficultés particulièrement subtiles de la langue anglaise.

L'étudiant converti, le jésuite

Né à Londres dans une famille anglicane de bonne bourgeoisie (le père était assureur maritime), Hopkins fit de brillantes études qui le conduisirent à Oxford, où il fut boursier de Balliol College. Il semble destiné à une carrière de pasteur, de professeur ou de peintre, tant ses dons et ses goûts sont divers. Mais en 1865 une foi exigeante le fait renoncer aux ambiguïtés anglicanes (il appartenait à la tendance Haute-Église) et, le 21 octobre 1866, Newman reçoit sa conversion au catholicisme à l'Oratoire de Birmingham. Il passe ses examens universitaires avec brio, enseigne quelque temps à l'Oratoire auprès de Newman, puis se décide finalement, au printemps de 1868, à entrer dans la Compagnie de Jésus. Aprè [...]

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BRIDGES ROBERT (1844-1930)

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  • Universalis
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La renommée de Bridges est due autant à sa maîtrise technique de la prosodie qu'au parrainage qu'il accorda à l'œuvre de son ami Gerard Manley Hopkins. Certains de ses poèmes lyriques, tels que « Neige de Londres » (« London Snow »), « O Splendide Nef » (« O Splendid Ship ») et « Sur un enfant mort » (« On a Dead Child »), si souvent inclus dans les anthologies, répondent bien à sa conception d'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-bridges/#i_935

POÈMES, Gerard Manley Hopkins - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Claude-Henry du BORD
  •  • 991 mots

Bien que son œuvre au demeurant fort mince n'ait été connue que trente ans après sa mort, Hopkins est une figure majeure de la poésie anglaise du xix e  siècle. Né en 1844 dans une famille anglicane et bourgeoise, le futur poète poursuit de brillantes études à Oxford. Animé par une foi ardente, il abjure le protestantisme, le 21 octobre 1866. Au p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poemes-gerard-manley-hopkins/#i_935

Pour citer l’article

Jean-Georges RITZ, « HOPKINS GERARD MANLEY - (1844-1889) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gerard-manley-hopkins/