PERRIER FRANÇOIS (1590-1650)

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Après son retour d'Italie en 1630, François Perrier, peintre et graveur français, met à profit la leçon des Bolonais. Peintre de la réalité, tendance caractéristique de la première moitié du xviie siècle, il décore quelques maisons parisiennes de sa peinture colorée et mouvementée. Il se rend de nouveau à Rome et regagne Paris en 1645. Simon Vouet, alors en pleine gloire, le prend à son service. Perrier décore la galerie de l'hôtel de La Vrillière (actuellement Banque de France) dont seule la conception générale subsiste. La copie des chefs-d'œuvre de l'Antiquité à Rome lui ayant appris à regarder et à dessiner, Perrier ajoute à cet enseignement une grande émotion. Les Sainte Famille (tableaux pour l'hôtel Lambert) et Galatée représentent bien son art : la fantaisie n'y est jamais absente et la clarté des tons rappelle le style de Vouet. Après 1640, une nouvelle génération fait école, qui tempère toute fantaisie et dont l'émotion est plus retenue ; mais elle retiendra la leçon de François Perrier qui fut l'un des premiers maîtres de Le Brun et contribua à la fondation de l'Académie royale de peinture et de sculpture ; ils sont tous deux les initiateurs d'un art plus solennel et plus froid.

—  Françoise LEMPERT

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Dans le chapitre « Portée européenne »  : […] L'ouvrage de Wölfflin L'Art classique porte en sous-titre : Initiation au génie de la Renaissance italienne , de sorte que l'art classique se trouve étroitement limité quant au temps et quant aux lieux. Mais ici l'autorité de Wölfflin n'a pas prévalu. Car le sens du mot « Renaissance », quasi-synonyme du xvi e  siècle, était beaucoup trop établi pour qu'on lui en substituât un autre. D'autre part […] Lire la suite

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Pour citer l’article

Françoise LEMPERT, « PERRIER FRANÇOIS - (1590-1650) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-perrier/