GARASSE FRANÇOIS (1585-1631)

Jésuite français, que son ardeur de polémiste a rendu fameux. D'abord prédicateur, il est éloigné de la chaire par ses supérieurs en raison de la violence extravagante de ses sermons. Il se met alors à écrire des pamphlets où il pourfend de ses anathèmes et de ses invectives, voire de ses calomnies ordurières, libertins et protestants, ennemis de la Compagnie et adversaires personnels, qu'ils soient vivants ou morts ; ils les vouent aux flammes de l'enfer ou du bûcher. Ses ouvrages les plus marquants sont la Doctrine curieuse des beaux esprits de ce temps, ou prétendus tels, contenant plusieurs maximes pernicieuses à la religion, à l'Estat et aux bonnes mœurs, combattue et renversée par le père F. Garassus (1623), où il s'acharne en particulier contre Théophile de Viau, et la Somme théologique des véritez capitales de la religion chrestienne (1625).

—  Bernard CROQUETTE

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 1 page

Écrit par :

  • : agrégé de l'Université, maître assistant à l'université de Paris-VII

Classification

Autres références

«  GARASSE FRANÇOIS (1585-1631)  » est également traité dans :

LIBERTINS

  • Écrit par 
  • Robert ABIRACHED, 
  • Antoine ADAM
  •  • 5 708 mots

Dans le chapitre « Le libertinage critique »  : […] Qu'ils fussent athées ou déistes, les libertins étaient amenés à faire la critique des religions positives. Il leur fallait discuter les arguments que les écrivains religieux leur opposaient. Le miracle était une des pièces maîtresses de l'apologétique catholique. Déjà les Italiens du xvi e siècle avaient repris les objections du De divinatione et du De natura deorum de Cicéron. Pomponazzi l'av […] Lire la suite

VIAU THÉOPHILE DE (1590-1626)

  • Écrit par 
  • Antoine ADAM
  •  • 1 482 mots

Dans le chapitre « Une existence difficile »  : […] Théophile de Viau est né à Clairac-en-Agenois, de famille protestante. Ses débuts dans la vie furent ceux d'un étudiant pauvre, et qui ne craint pas assez les aventures. À l'académie de Saumur, à l'université de Leyde, il observa les querelles des théologiens. Ses croyances religieuses ne résistèrent pas à ce spectacle. Il n'était pas sans ambition. Seule voie qui s'offrît à lui, il entra au servi […] Lire la suite

Pour citer l’article

Bernard CROQUETTE, « GARASSE FRANÇOIS - (1585-1631) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-garasse/