ASTON FRANCIS WILLIAM (1877-1945)

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Chimiste et physicien britannique, né à Harborne, Aston obtient, en 1892, une bourse qui lui permet d'effectuer des travaux de stéréochimie avec Frankland. Après avoir suivi un cours de chimie des fermentations, il est chimiste de brasserie à Wolverhampton (1900-1903), mais, en 1903, il est de retour à l'université de Birmingham en qualité de chercheur auprès du physicien Poynting ; puis, professeur assistant jusqu'en 1908, il gagne ensuite le Cavendish Laboratory (Cambridge), où il est l'assistant personnel de J. J. Thomson, avant de devenir professeur titulaire (1913). Durant la Première Guerre mondiale, il est assistant technique auprès du Royal Aircraft Establishment (Farnborough). Après la guerre, il est élu fellow au Trinity College (Cambridge), et il reçoit le prix Nobel de chimie en 1922.

Expérimentateur habile, Aston découvre, en travaillant avec Poynting sur la conduction de l'électricité à travers les gaz raréfiés (hydrogène et hélium), un nouvel espace sombre à faible distance de la cathode (espace d'Aston).

Chargé par J. J. Thomson de perfectionner l'appareil à rayons positifs (méthode des paraboles de J. J. Thomson), il montre, en 1912, que les molécules d'une substance donnée ont la même masse ; J. J. Thomson, travaillant simultanément sur le néon, découvre que ce gaz donne lieu à deux paraboles correspondant à des masses atomiques 20 et 22. Aston est alors chargé de découvrir si la parabole 22 est due au néon ou à une hypothétique molécule Ne—H2. Il entreprend alors une série d'opérations de distillation fractionnée et de diffusion gazeuse pour séparer le néon du « méta-néon ». Il annonce, en 1913, la séparation partielle d'un nouvel élément ayant les mêmes propriétés que le néon, découverte que J. J. Thomson accueille avec scepticisme. Aston entreprend, en 1919, la construction d'un « spectrographe de masse » bien supérieur à l'appareil de J. J. Thomson et montre alors, avec une précision de 1 : 1 000, que le néon est bien un mélange de deux isotopes de masse 20 et 22 dans le rapport 10 : 1.

En 1927, il constr [...]

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SPECTROMÉTRIE DE MASSE

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  • Michel de SAINT SIMON
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Dans le chapitre «  Historique »  : […] Apparue au début du xx e  siècle, la spectrométrie de masse a apporté des éléments clés pour la compréhension du noyau atomique. Elle est issue de la découverte, par Eugen Goldstein en 1886, des rayons canaux dus aux ions positifs et de leur analyse par un champ magnétique, par Wilhelm Wien en 1898. En 1912, Joseph John Thomson obtient des spectre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/spectrometrie-de-masse/#i_42929

Pour citer l’article

Georges KAYAS, « ASTON FRANCIS WILLIAM - (1877-1945) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/francis-william-aston/