ÉVALUATION ET QUANTIFICATION DES RISQUES SANITAIRES

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Risque individuel et risque collectif

Pour passer d’un risque individuel à un risque collectif, c’est-à-dire le nombre de cas potentiels liés à une exposition de la population, il faut connaître non seulement le risque relatif, mais aussi la taille de la population exposée. Le risque relatif peut être peu élevé (par exemple inférieur à 2) mais, si des millions de personnes sont exposées, cela entraînera de nombreux cas. Un exemple typique de cette situation est celui de la pollution atmosphérique urbaine. Un accroissement de 10 µg/m3 de la concentration en particules fines dans l’air provoque une augmentation de la mortalité cardio-respiratoire de 3 p. 100, soit un risque relatif de 1,03. En milieu urbain, 100 p. 100 de la population est exposée, si bien qu’en appliquant la formule de la FER (ici 1,03/2,03), les jours où cet accroissement de la pollution se produit, cette augmentation sera responsable de 50 p. 100 des décès par troubles cardiorespiratoires. Inversement, un risque relatif peut être très élevé, par exemple valoir 25 (cas de l’amiante), mais si seul 1 p. 100 de la population est exposée, alors seulement environ 19 p. 100 des cas observés dans cette population seront attribuables à cette exposition.

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Écrit par :

  • : professeur émérite du Conservatoire national des arts et métiers (chaire d'hygiène et sécurité)

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Pour citer l’article

William DAB, « ÉVALUATION ET QUANTIFICATION DES RISQUES SANITAIRES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 avril 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/evaluation-et-quantification-des-risques-sanitaires/