DAHO ÉTIENNE (1956-    )

Depuis le début des années 1980, Étienne Daho s’est imposé comme l’une des personnalités influentes de la pop française. Issu de la new wave, cet auteur-compositeur-interprète nourrit sa musique à l’air du temps et cultive une image de dandy romantique et mélancolique.

Étienne Daho

Étienne Daho

photographie

Chanteur issu de la new wave française des années 1980, Étienne Daho (ici en 2014, aux Victoires de la musique) traverse les modes, et les courants et incarne une pop élégante et romantique. 

Crédits : Tony Barson/ FilmMagic/ Getty

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Un enfant du rock

Né le 14 janvier 1956 à Oran, en Algérie, Étienne Daho arrive à Rennes à l'âge de huit ans après quelques péripéties familiales – son père, militaire de carrière, abandonna sa famille en pleine guerre d'Algérie. Une décennie plus tard, alors qu’il est devenu étudiant en anglais, sa vie est rythmée par le rock, la pop et la soul, des sons découverts grâce à ses deux sœurs aînées et de fréquents séjours londoniens. Il se passionne notamment pour le Velvet Underground et le premier Pink Floyd de Syd Barrett. En 1978, il organise un concert des Stinky Toys, première formation d’Elli Medeiros et Jacno. Encouragé par le duo, Daho joue avec son groupe, Entre les deux fils dénudés de la dynamo, aux Transmusicales de Rennes de 1979, puis en solo l'année suivante sous le nom Étienne Daho Jr (son père s'appelle lui aussi Étienne). Il enregistre alors les maquettes de Mythomane avec les musiciens du groupe Marquis de Sade et suscite l'intérêt de la firme britannique Virgin. Ce premier album, produit par Jacno, se heurte à la quasi-indifférence des auditeurs mais séduit les critiques qui admirent le son new wave et électronique de cet enfant du rock nourri de poésie dans un univers formaté par le Top 50. Tout l'univers de Daho transparaît déjà dans les paroles de « Il ne dira pas » : « Il ne dira pas, non il ne dira pas / Que sur son passé il jette un regard las […] Que dans les night-clubs, la nuit il fait la nouba […] Il se sent si seul qu'il passe de bras en bras ». En 1982, « Le Grand Sommeil », titre écrit en hommage au film noir d'Howard Hawks, lui apporte la reconnaissance publique. Dans la foulée, Daho sort La Notte, la Notte... Présenté dans une pochette signée des artistes Pierre & Gilles – pour lesquels il pose en marinière – et truffé de pépites telles que « Sortir ce soir » ou « Week-end à Rome », l'album remporte un grand succès. Le musicien donne un concert à guichets fermés à l'Olympia le 18 avril 1985 et est nommé pour le prix de la révélation aux Victoires de la musique.

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DOMINIQUE A (1968-    )

  • Écrit par 
  • Sabrina SILAMO
  •  • 1 153 mots
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Dans le chapitre « Vers les lueurs »  : […] Il abandonne les disques radicaux, assume son classicisme et son goût pour la mélodie. Éléor est composé de morceaux au format resserré – à l'instar de la sublime ballade « En surface », que l'auteur du « Courage des oiseaux » a écrite pour Étienne Daho – capitonnés d'arrangements de cordes ou survolés de notes de piano […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dominique-a/#i_56848

Pour citer l’article

Sabrina SILAMO, « DAHO ÉTIENNE (1956-    ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 octobre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/etienne-daho/