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ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Le territoire et les hommes) Histoire

Nom officiel

États-Unis d'Amérique (US)

    Chef de l'État et du gouvernement

    Joe Biden (depuis le 20 janvier 2021)

      Capitale

      Washington

        Langue officielle

        Aucune

          L'après-11 septembre 2001

          Le président George W. Bush, investi en janvier 2001, est peu intéressé par les problèmes de politique extérieure, et privilégie avant tout les intérêts des entreprises américaines. Dès sa prise de fonction, il adopte une position de défiance envers la communauté internationale, notamment en rejetant le protocole de Kyōto sur l'environnement en mars. Certaines décisions ont des relents de guerre froide, ainsi l'expulsion de diplomates russes accusés d'espionnage, ou l'abandon de toute négociation avec la Corée du Nord, tandis que la tension monte à la suite d'une collision entre un avion espion américain et un avion militaire chinois au large des côtes chinoises. Mais le danger vient d'ailleurs.

          Ce n'est pas la moindre des contradictions que les États-Unis, première puissance mondiale incontestée depuis la chute de l'U.R.S.S. dix ans plus tôt, aient pu être attaqués sur leur sol même par des terroristes.

          L'attentat du 11 septembre 2001

          Le 11 septembre 2001, quatre avions des lignes intérieures américaines sont détournés par des pirates de l'air : deux s'encastrent dans les deux tours jumelles du World Trade Center à New York ; un autre frappe le Pentagone à Washington. Un quatrième, qui visait la Maison Blanche ou le Capitole, est repris en main par les passagers avertis sur leurs téléphones mobiles des autres attaques et s'écrase en Pennsylvanie. Les attentats font environ trois mille victimes. Très rapidement, le président Bush endosse le rôle de chef de guerre au côté du maire de New York, Rudolph Giuliani. Il y gagne une cote de popularité qui atteint les 90 %. L'événement lui donne l'occasion de faire oublier une élection contestée. Parce que l'Amérique est attaquée sur son sol, il peut compter sur l'adhésion de la population. L'opposition intérieure est réduite au silence et les offres de soutien affluent des pays étrangers.

          Le drame était cependant prévisible et révèle de graves dysfonctionnements dans les services de sécurité, FBI et CIA. Les plus hautes autorités de l'État (le président, le vice-président Dick Cheney, le secrétaire d'État Colin Powell, la conseillère à la Sécurité Condoleezza Rice) ont été prévenues dès leur arrivée au pouvoir, et à plusieurs reprises, par Richard Clarke, coordinateur national de la lutte antiterroriste, des menaces que représentait aux États-Unis mêmes la nébuleuse Al-Qaida, sans avoir pris la mesure du danger. Oussama ben Laden est rapidement désigné comme le responsable des attentats. Vétéran des combats contre l'URSS en Afghanistan avec le soutien des monarchies du Golfe, du Pakistan et des États-Unis dans les années 1980, il se radicalise après l'opération américaine contre l'Irak en 1991 et inspire diverses attaques contre les intérêts américains. Il est fortement soupçonné dans la première tentative contre le World Trade Center en 1993. En 2001, il est réfugié en Afghanistan, protégé par le régime des talibans. Le 7 octobre 2001, avec l'accord de l'ONU, les États-Unis et leurs alliés (Royaume-Uni, Canada, France...) attaquent l'Afghanistan. Les opérations sont rapides, le régime afghan renversé, mais Ben Laden échappe aux recherches.

          Le président Bush annonce une guerre longue. Le 26 octobre 2001, le Congrès vote le Patriot Act qui donne au pouvoir exécutif accès aux données personnelles et à certains enregistrements de communications par téléphone et sur Internet ; la détention des étrangers en situation irrégulière est allongée à sept jours. Prévu pour s'appliquer jusqu'au 31 décembre 2005, il est reconduit le 7 mars 2006 malgré l'opposition des démocrates.

          La guerre préventive contre l'Irak

          Après la victoire sur l'Afghanistan, les dirigeants américains se tournent vers[...]

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          Écrit par

          • : professeur à la faculté des lettres et sciences humaines de Paris
          • : historienne, professeure émérite à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, histoire de l'Amérique du Nord, UMR SIRICE 8138
          • : directeur de recherche au Centre d'études et de recherches internationales de la Fondation nationale des sciences politiques
          • Universalis : services rédactionnels de l'Encyclopædia Universalis

          . In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

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          États-Unis : drapeau

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          Martin Luther King, 1963

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