ÉPICTÉTOS (dernier quart VIe-déb. Ve s. av. J.-C.)

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Parmi les peintres de vases athéniens appartenant à la première génération des artistes qui, à la suite du Peintre d'Andokidès, s'expriment principalement selon le langage nouveau dit de la (ou des) figure(s) rouge(s), certains, comme Épictétos, restent pendant quelque temps « bilingues », c'est-à-dire décorent le même vase en utilisant d'un côté la technique nouvelle et de l'autre le procédé ancien de la (ou des) figure(s) noire(s). Les deux personnalités les plus marquantes dans ce groupe de peintres sont Oltos et Épictétos, dont les noms nous sont conservés par plusieurs signatures et dont l'œuvre connu à ce jour dépasse largement, dans les deux cas, la centaine de vases. Les deux artistes ont aussi en commun d'avoir décoré surtout des récipients de petite taille, en particulier des coupes, parmi lesquelles cette catégorie spéciale nommée « coupes à yeux » (à cause de la présence, à l'extérieur, de deux gros yeux peints ayant sans doute une valeur prophylactique ou apotropaïque) qui, décorées le plus souvent en figures noires mais aussi un bon nombre de fois en figures rouges, connaissent une vogue considérable dans le dernier quart du ~ vie siècle. Notons que cette préférence pour les coupes est caractéristique des peintres de la première génération de la figure rouge.

Contemporains du grand Euphronios, les deux peintres sont d'excellents dessinateurs, comme lui intéressés par le rendu des détails anatomiques dans le sens d'un réalisme nouveau, mais ils traitent le plus souvent, surtout Épictétos, des scènes réduites à un ou deux personnages plutôt que de grandes compositions. Les thèmes qu'ils choisissent sont souvent les mêmes (scènes mythologiques ou héroïques, scènes de la vie quotidienne) ; mais si Oltos, qui fut sans doute l'élève du Peintre d'Andokidès, traite volontiers les premières avec une certaine grandeur (par exemple, une assemblée des dieux olympiens sur l'une des faces de la coupe de Tarquinia, RC 6848), l'autre préfère nettement les secondes.

Épictétos était à coup sûr fier de ses œuvres, puisq [...]

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Écrit par :

  • : ancien membre de l'École française d'archéologie d'Athènes, docteur ès lettres, professeur de civilisation grecque à la Sorbonne (Paris IV)

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ATHÈNES

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  • Guy BURGEL, 
  • Pierre LÉVÊQUE
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  • Écrit par 
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Parmi les grands peintres de vases attiques à figures rouges de la seconde génération du « style sévère » (env. ~ 500-~ 475), celui que l'on continue à appeler conventionnellement Peintre de Cléophradès, d'après le nom d'un céramiste qui a signé, en tant que potier ( Kleoprades epoiesen , c'est-à-dire « a fabriqué »), au moins un des vases dont notre peintre a réalisé le déco […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cleophrades-peintre-de/#i_4128

Pour citer l’article

Jean-Jacques MAFFRE, « ÉPICTÉTOS (dernier quart VIe-déb. Ve s. av. J.-C.) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/epictetos/