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ENZYMES DE RESTRICTION

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Comment les bactéries, dépourvues de système immunitaire, se défendent-elles contre les virus (appelés aussi phages) qui les infectent ? C'est le Suisse Werner Arber (né en 1929), qui apporte le premier la réponse à cette question. En 1962, il découvre que des enzymes bactériennes sont capables de couper l'ADN du phage au niveau de zones bien déterminées (différentes en fonction des enzymes), appelées sites de restriction, qui correspondent à de courtes séquences de 4 à 8 nucléotides. En 1970, l'Américain Hamilton O. Smith (né en 1931) purifie la première enzyme de restriction à partir de la bactérie Haemophilus influenzae. L'année suivante, son compatriote Daniel Nathans (1928-1999) l'utilise pour découper l'ADN du virus SV40. En faisant des différentes enzymes de restriction de véritables ciseaux moléculaires, qui permettent de couper l'ADN à volonté, ces trois chercheurs ont doté la biologie moléculaire d'un de ses outils les plus indispensables. Pour cette véritable invention du génie génétique, ils recevront, en 1978, le prix Nobel de physiologie ou médecine.

— Nicolas CHEVASSUS-AU-LOUIS

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Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS. ENZYMES DE RESTRICTION [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

Article mis en ligne le et modifié le 10/02/2009