WAKEFIELD EDWARD GIBBON (1796-1862)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Radical anglais, Wakefield a été l'initiateur d'une nouvelle technique de colonisation. Apôtre du développement de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, fondateur en 1839 d'une Compagnie de la Nouvelle-Zélande destinée à encourager l'émigration vers ce territoire, Wakefield croit à une « colonisation systématique ». Refusant de limiter le recrutement de nouveaux colons à des déportés et à des bagnards, il entend favoriser le départ de familles constituées et leur implantation sur des terres soigneusement délimitées, dont elles devraient se rendre propriétaires par l'acquittement d'un prix d'achat raisonnable. Il exprime ces thèses avec vigueur dans Letter from Sydney (1829). En Nouvelle-Zélande comme en Australie, où l'on tenta d'institutionnaliser le système en 1858 dans le Sud, le schéma de Wakefield se révélera impossible à appliquer et on devra souvent sanctionner les usurpations de squatters. Wakefield aura surtout contribué à créer un mouvement d'enthousiasme en faveur de la colonisation de terres jugées longtemps trop lointaines ; l'Art of Colonization, qu'il écrit durant une convalescence en 1846, apporte des perspectives nouvelles à l'économie colonisatrice.

Edward Wakefield

Edward Wakefield

photographie

Le Britannique Edward Gibbon Wakefield (1796-1862) fut l'initiateur d'une nouvelle politique de colonisation en Australie et en Nouvelle-Zélande, favorisant le départ et l'implantation de familles constituées. 

Crédits : Hulton Getty

Afficher

—  Roland MARX

Écrit par :

  • : professeur à l'université de Paris-III-Sorbonne nouvelle

Classification


Autres références

«  WAKEFIELD EDWARD GIBBON (1796-1862)  » est également traité dans :

NOUVELLE-ZÉLANDE

  • Écrit par 
  • Daniel de COPPET, 
  • Jean-Pierre DURIX, 
  • Alain HUETZ DE LEMPS, 
  • Isabelle MERLE
  •  • 12 861 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « Les premières intrusions européennes »  : […] En 1642, Abel Tasman, naviguant pour la Compagnie hollandaise des Indes orientales, découvre la côte occidentale d'un territoire – il le baptisera, à son retour, Nieuw Zeeland – qu'il pense être relié à un hypothétique continent austral. Le premier contact avec les habitants du pays est marqué par la violence et Tasman refuse de débarquer sur cette terre peuplée d'« ennemis ». En 1769, James Cook […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nouvelle-zelande/#i_21567

ROYAUME-UNI - L'empire britannique

  • Écrit par 
  • Roland MARX
  •  • 21 734 mots
  •  • 46 médias

Dans le chapitre « Le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande »  : […] Une évolution toute différente caractérise le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Au Canada, par le loi sur le Québec (Quebec Act) de 1774, on avait d'abord choisi de soumettre l'ancienne province française à un gouverneur anglais, assisté d'un conseil consultatif nommé, et on avait laissé une pleine autonomie aux provinces de Terre-Neuve, de Nouvelle-Écosse, à l'île du Prince-Édouard, pu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/royaume-uni-l-empire-britannique/#i_21567

Pour citer l’article

Roland MARX, « WAKEFIELD EDWARD GIBBON - (1796-1862) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/edward-gibbon-wakefield/