EBROÏN (mort entre 680 et 683)

Maire du palais de Neustrie pendant plus de vingt ans (657- entre 680 et 683).

Après la mort du roi Clotaire III en 673, Ebroïn, qui exerçait la réalité du pouvoir avec la reine Bathilde, mère de Clotaire, décida de nommer à sa succession le frère du défunt, Théodoric III (ou Thierry III). Furieux de ne pas avoir été consultés, les grands du royaume, menés par Léger, l'évêque d'Autun qui prônait l'indépendance de la Bourgogne, se rebellèrent, demandant l'aide du troisième frère, le roi d'Austrasie Childéric II. Ce dernier prit alors le contrôle de la Neustrie ainsi que de la Bourgogne et fit enfermer Ebroïn au monastère de Luxeuil, dans les Vosges, tandis que Léger devenait l'unique conseiller du roi. Lors de l'assassinat de Childéric en 675, Ebroïn s'enfuit. À force de duplicité, il parvint à éliminer le nouveau maire du palais et finit par restaurer Théodoric III. Peu après, il accusa son rival en Bourgogne, l'évêque Léger, de complicité dans le meurtre de Childéric. L'évêque eut la langue et les lèvres coupées avant d'être exécuté.

Allié un temps aux Austrasiens, Ebroïn renversa Théodoric III et installa à sa place Clovis III (un prétendu fils de Clotaire III) mais, déçu par celui-ci, restaura Théodoric sur le trône et gouverna en son nom. Durant les dernières années de sa vie, Ebroïn mena une campagne victorieuse contre les Austrasiens, battant leur maire du palais, Pépin de Herstal, à Leucofao, près de Laon, en 680. Sa cruauté et son autoritarisme étaient cependant tels qu'il fut assassiné par un noble franc. Sa mort marqua la fin de la primauté de la Neustrie dans le royaume franc.

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CHILDÉRIC II (650 env.-675) roi d'Austrasie (662-675) et roi des Francs (673-675)

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  • Universalis
  •  • 186 mots

Clotaire III, roi de Neustrie et de Bourgogne, mourut en 673, le maire du palais de Neustrie Ebroïn tenta d'imposer au pouvoir le frère puîné de Childéric, Théodoric III (ou Thierry III). Mais les nobles neustriens, qu'Ebroïn n'avait pas consultés au sujet de la succession, firent appel à Wulfoald et à Childéric et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/childeric-ii/#i_87310

LAMBERT saint (635 env.-env. 705)

  • Écrit par 
  • Jacques DUBOIS
  •  • 235 mots

Vers 671, à la pire époque d'anarchie des royaumes francs, l'évêque de Tongres, Théodard, qui résidait habituellement à Maastricht, fut assassiné. Il eut pour successeur Lambert, né dans une grande famille française qui avait fourni plusieurs comtes. En 675, Childéric II, roi d'Austrasie, dont le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lambert/#i_87310

LÉGER saint (616 env.-679/80)

  • Écrit par 
  • Jacques DUBOIS
  •  • 225 mots

Neveu de l'évêque de Poitiers Dido et élevé à la cour, Léger fut d'abord archidiacre de Poitiers, puis abbé de Saint-Maixent. Vers 663, la reine Bathilde le nomma évêque d'Autun. Il se montra bon évêque, mais en même temps partisan convaincu de l'autonomie du royaume de Bourgogne. Le maire du palais de Neustrie, Ébroïn, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leger/#i_87310

PÉPIN DE HERSTAL dit LE JEUNE (mort en 714)

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  • Universalis
  •  • 278 mots

Dagobert II. Il défendit l'autonomie du royaume contre Théodoric III (ou Thierry III), roi de Neustrie, et contre Ebroïn, maire du palais de Neustrie. Vaincu par ce dernier en 680 à Leucofao (près de Laon), Pépin de Herstal se vengea des Neustriens en 687 à la bataille de Tertry (près de Péronne) et devint le seul véritable détenteur du pouvoir […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pepin-de-herstal/#i_87310

Pour citer l’article

« EBROÏN (mort entre 680 et 683) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 août 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ebroin/