Abonnez-vous à Universalis pour 1 euro

DIXIÈME & VINGTIÈME

Créé par édit en 1710, le dixième, impôt qui connut des éclipses de 1717 à 1741, fut permanent à partir de cette date. Devenu le vingtième en 1749, doublé en 1756, il fut la plus remarquable et la plus significative des tentatives que fit la monarchie pour établir un impôt cédulaire sans exemption pour quiconque.

Le dixième frappait quatre sortes de revenus : les mobiliers, ceux de l'industrie et du commerce, les revenus d'offices et les revenus fonciers ; les salaires en étaient exemptés. Il fut théoriquement égal à 1/10 de 1710 à 1749, à 1/20 entre 1749 et 1756, puis de nouveau à 1/10, et parfois plus. En fait, seul le dixième foncier fit l'objet d'une perception sérieuse. Toutefois, le contrôle des déclarations de revenus fut toujours défectueux en dépit d'efforts périodiques : la coalition des droits acquis, des privilèges et de l'incurie administrative réduisirent cet impôt, novateur dans son principe, à n'être plus qu'un supplément à la taille.

— Françoise MOYEN

La suite de cet article est accessible aux abonnés

  • Des contenus variés, complets et fiables
  • Accessible sur tous les écrans
  • Pas de publicité

Découvrez nos offres

Déjà abonné ? Se connecter

Écrit par

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Autres références

  • ANCIEN RÉGIME

    • Écrit par Jean MEYER
    • 19 103 mots
    • 3 médias
    ...jeu des lois d'une offre restreinte et d'une consommation jamais satisfaite. La haute bourgeoisie est probablement aussi privilégiée que la noblesse. Le vingtième du commerce et de l'industrie est, par exemple, en maintes provinces, parfaitement dérisoire. Dixièmes et vingtièmes ne pèsent que sur les...
  • BOISGUILBERT ou BOISGUILLEBERT PIERRE LE PESANT sieur de (1646-1714)

    • Écrit par Jean-Marie CONSTANT
    • 979 mots

    Issu d'une famille d'officiers de la Chambre des comptes, Boisguillebert fut très influencé par des études faites chez les Jansénistes et en conserva une grande indépendance d'esprit. Après un passage à la faculté de droit, il devint avocat, puis magistrat ; il fut nommé...

  • DESMARETS NICOLAS, seigneur de Maillebois (1648-1721)

    • Écrit par Myriam COHEN
    • 747 mots

    Neveu et disciple de Colbert, Nicolas Desmarets eut à soutenir l'énorme effort de guerre de Louis XIV contre l'Europe coalisée, dans une période de marasme économique. Saint-Simon le juge « ingrat », « bourru », le traite de « vizir rogue », puis, admirant son attitude face aux difficultés, lui...

  • IMPÔT - Histoire de l'impôt

    • Écrit par Universalis, Jean-Claude MAITROT
    • 13 993 mots
    ...les facultés de chacun », la capitation fut légère pour le clergé qui la racheta très rapidement et pour les nobles dont la participation resta modeste. Les vingtièmes furent d'abord établis sous le nom de dixièmes en 1710, et devinrent vingtièmes en 1749. Inspirés des propositions de Vauban dans « la dîme...

Voir aussi