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DINOPHYCÉES

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Les Dinophycées, encore désignées sous le nom de Dinoflagellés ou Péridiniens, sont des organismes végétaux aquatiques unicellulaires. Certains d'entre eux, toutefois, présentent des caractères qui pourraient les faire considérer comme appartenant au règne animal. Ils sont essentiellement caractérisés par la présence de deux flagelles orthogonaux, à insertion ventrale ; l'un, longitudinal, cylindrique, fonctionnant comme une godille, l'autre transversal, rubané, animé de fines et rapides ondulations provoquant des tourbillons (δ̃ινος) autour du corps cellulaire.

Les Dinophycées sont cosmopolites : elles se rencontrent tant en eau douce qu'en milieu marin, et certaines même sont très largement euryalines (lagunes, marais salants). Elles sont particulièrement abondantes dans certains océans (océan Indien, mer Rouge), où l'on estime qu'elles interviennent par leur photosynthèse pour près de 70 p. 100 dans la production du phytoplancton. Il arrive que, sous l'action conjuguée de conditions écologiques favorables, certaines espèces marines, principalement du genre Gonyaulax, pullulent – on peut en compter jusqu'à un million par litre, donnant lieu au phénomène d'eaux rouges ou red tides – au point que les toxines qu'elles sécrètent (saxitoxine) peuvent provoquer une mortalité considérable des animaux du benthos et du plancton, ou rendre très dangereuse, pour l'homme, la consommation de coquillages ou de poissons.

Connus depuis le Carbonifère, les Dinoflagellés fossiles présentent un grand intérêt du point de vue de l'évolution générale des Protozoaires : leurs représentants siliceux semblent être à l'origine des Radiolaires, tandis que ceux dont le test est calcaire représentent la souche probable des Foraminifères.

Morphologie

Les Dinophycées, micro-organismes mesurant quelques dizaines de microns se présentent sous les aspects les plus divers, paraissant souvent en rapport avec leur mode de vie (longues expansions foliacées ou épineuses chez beaucoup d'espèces planctoniques, corps globuleux et développement d'un puissant appareil de fixation pour les ectoparasites), mais, à de rares exceptions près, l'appareil cinétique se loge dans deux gouttières orthogonales, plus ou moins profondément sculptées à leur surface, qui prennent naissance sur la face ventrale, au niveau des insertions flagellaires : l'une, le sillon longitudinal, se dirige vers l'arrière et loge en partie le flagelle postérieur ; l'autre, transverse, la ceinture, décrit soit un anneau, soit une hélice de sens sénestre et abrite entièrement le flagelle transversal ; cette ceinture délimite par conséquent deux régions, l'une antérieure à la ceinture, l'épisome, l'autre postérieure, l'hyposome.

On distingue classiquement les Péridiniens cuirassés pourvus d'une coque cellulosique, épaisse, et les Péridiniens nus ou Gymnodiniens. Chez les premiers, la coque forme soit deux valves, droite et gauche, à suture sagittale (Dynophysis), soit de nombreuses plaques articulées les unes aux autres par des lignes polygonales (Peridinium). La microscopie électronique a montré que beaucoup de Gymnodiniens possèdent une coque cellulosique, extrêmement mince.

Péridinien cuirassé - crédits : Encyclopædia Universalis France

Péridinien cuirassé

Péridinien nu - crédits : Encyclopædia Universalis France

Péridinien nu

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Pour citer cet article

Jean CACHON et Monique CACHON. DINOPHYCÉES [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

Article mis en ligne le et modifié le 14/03/2009

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Péridinien cuirassé - crédits : Encyclopædia Universalis France

Péridinien cuirassé

Péridinien nu - crédits : Encyclopædia Universalis France

Péridinien nu