DIFFUSION DES STATUES-PORTRAITS FUNÉRAIRES, Rome

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La multiplication des affranchissements d'esclaves et l'attribution de la citoyenneté romaine à l'ensemble des habitants libres de l'Italie à la suite de la guerre « sociale » (entre Rome et ses « alliés », socii) ont entraîné, à la fin de la République romaine, une diffusion sans précédent de représentations funéraires : reliefs ou statues montrent ces nouveaux citoyens romains engoncés dans une toge (symbole de Rome) qui emprisonne le bras droit et interdit les gestes trop violents (symbole de gravité et de dignité) ; portraits de style vériste, soulignant l'âge du modèle et les défauts de son visage (rides nombreuses, mâchoires édentées, oreilles décollées...). Les nouveaux citoyens étaient sans doute désireux d'avoir l'équivalent des portraits funéraires (imagines) que l'aristocratie romaine conservait de ses défunts, et qui étaient obtenus à partir du moulage de leurs visages. Ce sont surtout les affranchis qui ont diffusé cette mode, revendiquant ainsi leur adhésion aux valeurs traditionnelles des Romains. Pour la même raison, ils se faisaient représenter avec leur épouse et leurs enfants, car l'affranchissement leur conférait la reconnaissance juridique de leur mariage et de leur paternité.

Tête de prêtre, art romain

Tête de prêtre, art romain

photographie

Le rituel romain imposait aux prêtres de se voiler la tête pendant le sacrifice. Ier siècle avant J.-C. Marbre. Hauteur : 37 cm. Musée Chiaramonti, Vatican. 

Crédits : Gilles Sauron

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—  Gilles SAURON

Écrit par :

  • : professeur d'archéologie romaine à l'université de Paris-IV-Sorbonne

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Pour citer l’article

Gilles SAURON, « DIFFUSION DES STATUES-PORTRAITS FUNÉRAIRES, Rome », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 04 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/diffusion-des-statues-portraits-funeraires/