CYSTICERCOSES

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Ce sont des parasitoses dues au développement des larves dites « cysticerques » de certains ténias. Le cysticerque, forme « simple », peut être considéré comme le point de départ d'une série de larves de structure de plus en plus complexe : cysticercoïde, cénure, hydatide.

Le cycle évolutif commence par l'élimination et la dispersion dans le milieu extérieur, avec les fèces des carnivores, hôtes définitifs, des œufs du ténia. Ce sont en fait des embryophores immédiatement contaminants, dont la coque externe protège contre les agents climatiques un embryon pourvu de six crochets larvaires provisoires (embryon hexacanthe). Lorsque cet « œuf » est avalé avec les végétaux souillés et parvient dans le tube digestif de l'herbivore, hôte intermédiaire, l'embryon est libéré après dissolution de la coque par les enzymes digestives. Il traverse la paroi et passe dans le sang qui peut le véhiculer dans tout l'organisme (très plastique, il peut s'étirer jusqu'à réduire son diamètre à celui d'une hématie). Généralement il s'arrête dans le tissu conjonctif, perd ses crochets larvaires et devient une petite sphère translucide dont le centre est occupé par une vésicule remplie de liquide clair. En quelques semaines, la paroi va bourgeonner et former la partie antérieure, en particulier la tête ou scolex, du futur ténia adulte. L'intense activité cellulaire initiale cesse alors et ce cysticerque mûr entre en vie ralentie, parfois pour plusieurs années, attendant que l'herbivore soit la proie du carnivore qui sera l'hôte définitif. Lorsque cet événement se produit, la larve, libérée au cours de la digestion, se fixe à la paroi intestinale du prédateur et croît très rapidement pour devenir un ténia adulte qui commence à pondre quelques semaines après le repas contaminateur.

Plusieurs espèces de ténias peuvent se rencontrer chez l'homme sous forme de larves cysticerques dans les muscles, le tissu cellulaire sous-cutané, et surtout le système nerveux central où leur présence peut déterminer des troubles graves simulant une tumeur cérébrale. Dans les régions à hygiène rudimentaire et où [...]


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Écrit par :

  • : professeur à la faculté de médecine de Paris-Saint-Antoine, université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

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«  CYSTICERCOSES  » est également traité dans :

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  • Jean Georges BAER
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Dans le chapitre « Exemples de cycles évolutifs »  : […] Le schéma résume l'essentiel des cycles évolutifs . Tous les Cyclophyllidiens possèdent normalement un seul hôte intermédiaire chez lequel se forme la larve infestante, un cysticerque chez les Vertébrés terrestres ou un cysticercoïde chez les Invertébrés terrestres ou aquatiques. Par exemple, le cysticerque du Taenia saginata de l'homme se développe chez le bœuf ; le cysticercoïde du ténia du […] Lire la suite

TÉNIASIS

  • Écrit par 
  • Yves GOLVAN
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Parasitoses humaines dues à diverses espèces de vers plats (plathelminthes) à corps formé d'une succession d'anneaux (ou strobiles) et appartenant au vaste groupe des cestodes ou ténias. Ces ténias parasites de l'homme à l'état adulte déterminent des maladies le plus souvent bénignes, liées à la présence des vers dans l'intestin grêle et groupées sous le terme général de téniasis. Ces maladies s' […] Lire la suite

Pour citer l’article

Yves GOLVAN, « CYSTICERCOSES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cysticercoses/