CNIDOSPORIDIES

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Myxobolus pfeifferi, évolution

Myxobolus pfeifferi, évolution
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Ultrastructure d'une spore de Microsporidie

Ultrastructure d'une spore de Microsporidie
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Dans la classe des Cnidosporidies, on groupe un ensemble fort hétérogène d'organismes microscopiques qui n'ont en commun que le fait d'être parasites de Vertébrés ou d'Invertébrés et de posséder une spore unicellulaire ou pluricellulaire de structure complexe contenant un germe amiboïde. En effet, bien qu'on ait affaire à des Protozoaires, cette spore est parfois formée de plusieurs cellules hautement différenciées, ce qui confère à ces parasites une place incertaine dans la systématique. Les études de microscopie électronique ont conduit les spécialistes à isoler les Microsporidies toujours unicellulaires des Cnidosporidies sensu stricto dont la spore est pluricellulaire. Chez ces dernières espèces, la différenciation de cellules somatiques, la production de cnidocystes rappelant les nématocystes des Cnidaires semblent les rapprocher des Métazoaires, mais les incertitudes qui subsistent sur leur cycle évolutif et leur sexualité empêchent toute interprétation certaine.

Étude d'un type : « Myxobolus Pfeifferi »

Cycle évolutif

Le Myxobolus Pfeifferi est un parasite des barbeaux. On trouve ces Cnidosporidies dans les muscles et le tissu conjonctif du poisson où elles forment des tumeurs parfois volumineuses, contenant des spores plurinucléées mises en liberté à la suite de l'éclatement de l'abcès. Ces spores ingérées par un autre poisson libèrent dans l'intestin le germe amiboïde, le sporoplasme, qui pénètre dans une cellule, musculaire le plus souvent, où il s'accroît. Son noyau subit des divisions répétées et le cytoplasme se fragmente en éléments uninucléés qui pénètrent dans d'autres cellules. Cette phase peut être assimilée à une schizogonie. Puis les noyaux se divisent sans qu'il y ait scission du cytoplasme. Il se forme ainsi un plasmode plurinucléé qui devient extracellulaire. Parfois l'organisme infecté réagit et un kyste se constitue autour du parasite. Le plasmode (qui se trouve donc à l'état syncitial) contient des noyaux végétatifs qui se multiplient par amitose et des noyaux propagateurs qui se divisent par mitose. Ces dernie [...]

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  • Écrit par 
  • Robert GAUMONT
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Dans le chapitre « Classification »  : […] La classe des Cnidosporidies comprend des espèces parasites tout à fait particulières. Au début de leur cycle, elles se présentent sous la forme d'un germe amiboïde et, à la fin, elles constituent une spore pluricellulaire pourvue de capsules polaires munies d'un filament spiralé dévaginable (cnidocyste). Par leur structure […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/protistes/#i_9455

Voir aussi

ACTINOMYXIDIES    MICROSPORIDIES    MIXOSPORIDIES    PÉBRINE    SPORE    VER À SOIE

Pour citer l’article

Robert GAUMONT, « CNIDOSPORIDIES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cnidosporidies/