CALCUTTA ou KOLKATA

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La cité des marais

L'agglomération s'étire sur plus de 50 km le long de la Hooghly, sur les levées alluviales qui la bordent ; elle ne s'élargit un peu qu'au sud, là où le fleuve fait un coude, près du port et du site primitif de la ville.

Juste en arrière du port, situé en aval, le quartier du Fort William a gardé les activités de direction économique et politique. C'est autour de lui que se trouvent les grands hôtels, ainsi que les résidences aisées, qui s'étendent vers le sud-est. Les anciennes servitudes militaires du fort ont permis la création d'un vaste espace vert, le Maidan, lieu de promenade et aire de jeu. Au nord de ce quartier d'affaires se trouve la vieille ville indienne, énorme entassement d'immeubles de trois ou quatre étages, où habite près du tiers de la population de l'agglomération. Une très grande activité artisanale et commerciale se traduit par une circulation qui encombre irrémédiablement les rues étroites. Sur l'autre rive du fleuve, autour de Howrah, s'entassent les quartiers industriels les plus anciens. Le fameux pont d'Howrah, ouvrage métallique qui n'a remplacé qu'en 1941 un pont de bateaux, est le lieu d'un embouteillage permanent, et offre un spectacle des plus significatifs de l'accumulation des « foules d'Asie ». Un pont routier moderne a été construit plus en aval.

L'agglomération se prolonge par un alignement d'une cinquantaine de villes, en majorité industrielles, vers le nord. Ici et là, le calme d'un quartier résidentiel riche, où les villas s'égayent dans une végétation abondante, vient interrompre l'accumulation des espaces à fortes densités.

Bien que de hauts immeubles de bureaux surgissent désormais dans le centre de l’agglomération, Calcutta, renommée Kolkata en 2001, reste privée des moyens financiers que demanderait un équipement à la mesure de cette énorme population, la ville est désordonnée, mal ravitaillée en eau courante et en électricité ; les problèmes de circulation y sont très difficiles. La construction d'un métro souterrain a débuté en 1973, mais un tronçon dans la zone centrale ne fut ouvert qu'en 1986. L'insuffisance des moyens financiers se traduit surtout, cependant, par l'extension des bustees, ces quartiers de maisons précaires, mal drainés, sans égouts, où l'eau potable est rare, où s'entassent, entre autres, les réfugiés du Bangladesh, arrivés en deux vagues, lors du partage de l'Inde en 1947, puis lors de la guerre de 1970. Ils sont particulièrement nombreux sur les périphéries orientales, mais ils sont présents partout, jusque dans le centre de l'agglomération.

Marché aux fleurs de Calcutta, Inde

Photographie : Marché aux fleurs de Calcutta, Inde

Couleurs et senteurs constituent le charme du marché aux fleurs de Calcutta, qui se tient sous le pont de Howrah. 

Crédits : P. Adams/ the Image Bank/ Getty

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Indépendance de l'Inde, 15 août 1947

Photographie : Indépendance de l'Inde, 15 août 1947

Les manifestations de joie, dans les rues de Calcutta, après la proclamation de l'indépendance de l'Inde, le 15 août 1947. 

Crédits : Keystone/ Hulton Archive/ Getty Images

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Inde : carte administrative

Inde : carte administrative
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Marché aux fleurs de Calcutta, Inde

Marché aux fleurs de Calcutta, Inde
Crédits : P. Adams/ the Image Bank/ Getty

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Indépendance de l'Inde, 15 août 1947

Indépendance de l'Inde, 15 août 1947
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François DURAND-DASTÈS, « CALCUTTA ou KOLKATA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/calcutta-kolkata/