BREVET DU PREMIER ROBOT INDUSTRIEL

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Un inventeur indépendant, George C. De Vol, développe et brevette aux États-Unis, en 1954, un système d'enregistrement magnétique capable de commander les opérations d'une machine. Pour le vendre, il crée, avec l'ingénieur Joseph F. Engelberger, la première entreprise de robotique, Unimation Inc. Le premier « Unimate » est vendu en 1961 à General Motors. Puis, d'autres techniciens perfectionnent la commande de robots par enregistrement. Ce procédé sera largement utilisé pour la manutention de moulages, la soudure multipoints ou la peinture au pistolet d'une carrosserie : opérations complexes que l'enregistrement analogique permet d'automatiser de façon simple, en imitant les gestes humains, alors qu'elles seraient difficiles et coûteuses à programmer de façon numérique.

En revanche, une machine-outil n'a que quelques axes qu'il est plus aisé de modéliser mathématiquement. Dans la ligne des recherches menées durant la Seconde Guerre mondiale, divers ingénieurs développent alors des systèmes numériques et trouvent des partenaires de poids à l'U.S. Air Force et au M.I.T. (Massachusetts Institute of Technology). Dans les années 1950, un programme américain réalise, autour de l'ordinateur Whirlwind, des machines-outils à commande numérique ; de nombreux spécialistes s'y forment, qui essaimeront dans l'industrie. Toutefois, le coût de la programmation, très fastidieuse, limite les applications aux clients militaires qui cherchent la performance plus que la réduction des prix. Celle-ci ne sera obtenue qu'à partir des années 1970, avec la mise au point des microprocesseurs.

—  Pierre MOUNIER-KUHN

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Pierre MOUNIER-KUHN, « BREVET DU PREMIER ROBOT INDUSTRIEL », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/brevet-du-premier-robot-industriel/