BÖCKLIN ARNOLD (1827-1901)

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Peintre suisse allemand. Böcklin est le plus célèbre représentant dans son pays d'une tendance idéaliste de la peinture illustrée aussi par Anselm Feuerbach et par Hans von Marées. Après des débuts difficiles, Böcklin connaît en Allemagne une véritable gloire. Jusqu'au milieu du xxe siècle, plusieurs générations ont vu dans son œuvre, qui reste très discutée, une expression particulièrement profonde de l'âme germanique. Il étudie la peinture à Bâle, puis à l'Académie de Düsseldorf auprès du paysagiste Johann Wilhelm Schirmer, et à Genève auprès d'Alexandre Calame ; il achève sa formation par un voyage en Belgique (dont la peinture jouit alors d'une grande réputation en Allemagne) et par un séjour à Paris, où il admire surtout Corot et Couture. De 1850 à 1857, il est à Rome, épouse une Romaine (il passe en Italie une partie de son existence, puisqu'il s'installe à San Domenico près de Fiesole, où il terminera ses jours). Lors de ses retours en Allemagne, il réside surtout à Munich, où il connaît son premier succès en 1858 avec Pan dans les roseaux (Nouvelle Pinacothèque, Munich) ; c'est là qu'il se lie avec le célèbre mécène Schack, qui le sauve d'une situation financière dramatique provoquée par ses nombreux achats d'œuvres d'art (aujourd'hui à Munich à la Schackgalerie).

Böcklin n'a pas manqué de talent mais de conseils ou de critiques. Certaines œuvres de jeunesse possèdent le charme facile d'harmonies argentées, mais sa palette se fait par la suite de plus en plus discordante. Les qualités picturales sont souvent sacrifiées à une inspiration où les échos d'un romantisme trop littéraire (L'Automne et la Mort, Schackgalerie, Munich) alternent avec les souvenirs de l'Antiquité.

—  Pierre VAISSE

Écrit par :

  • : professeur d'histoire de l'art à l'université de Genève

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PEINTURE MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Charles SALA
  •  • 2 222 mots

Dans le chapitre « L'aventure métaphysique »  : […] Chirico fut le premier à se lancer dans cette voie ; dès 1910, il crée, à contre-courant de toutes les tendances de l'art moderne, une œuvre dont, plus tard, Carrà et Morandi se réclamèrent avec passion. Né en 1888, à Volo, en Grèce, où son père, ingénieur italien, avait été chargé de construire un réseau de chemins de fer, Chirico entre, en 1900, à l'Institut polytechnique d'Athènes ; il y fréque […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peinture-metaphysique/#i_25366

Pour citer l’article

Pierre VAISSE, « BÖCKLIN ARNOLD - (1827-1901) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/arnold-bocklin/