FEUERBACH ANSELM (1829-1880)

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Autoportrait, A. Feuerbach

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Médée, A. Feuerbach

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Peintre allemand, l'un des représentants, avec Böcklin et Hans von Marées, du courant idéaliste qui apparaît, entre 1850 et 1880, dans la peinture allemande. Anselm Feuerbach est le fils d'un professeur d'archéologie à l'université de Fribourg-en-Brisgau. Après des études peu profitables à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, alors très célèbre (1845-1848), et un bref séjour à Munich (1848-1850), où la rencontre avec Rahl l'amène à s'orienter vers une peinture brillante et colorée, il se rend à Anvers (1850), puis à Paris (1851-1854). Ses lettres et ses souvenirs, publiés après sa mort sous le titre Ein Vermächtnis (Un testament), le montrent à la recherche d'un maître qu'il croit trouver en Thomas Couture, peintre français, dans l'atelier duquel il travaille un temps et qui exerce sur lui une forte influence. Il peint, en 1852, sa première œuvre importante, Hafiz à l'auberge (Kunsthalle, Mannheim). En 1855, il part pour l'Italie, qui deviendra sa patrie d'élection. Il se lie à Rome avec une femme qui incarne à ses yeux l'idéal de la beauté classique et qu'il a maintes fois représentée (Nana). Mais son art est peu apprécié en Allemagne, et sa situation matérielle reste difficile, jusqu'à ce que le grand collectionneur et mécène Schack lui achète plusieurs toiles (coll. de peintures de l'État de Bavière, galerie Schack, Munich). Il se lie ensuite avec le célèbre théoricien Konrad Fiedler. Nommé, en 1872, professeur à Vienne, il peint un plafond pour le grand amphithéâtre de l'Académie des beaux-arts (Chute des Titans). Cependant, sa renommée ne s'établira vraiment qu'après sa mort, à la grande exposition de peinture allemande du xixe siècle organisée à Berlin en 1906. Outre des portraits (dont un grand nombre d'autoportraits), Feuerbach a surtout traité des sujets tirés de la mythologie et de l'histoire antiques (Médée, 1870, Nouvelle Pinacothèque, Munich ; Le Festin de Platon, 1869, Kunsthalle, Karlsruhe) ou de l'histoire italienne (Dante et les nobles dames de Ravenne, 1858, ibid.). Le style de sa maturité, grav [...]

Autoportrait, A. Feuerbach

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Anselm FEUERBACH, Autoportrait, huile sur toile. Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie. 

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Médée, A. Feuerbach

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Anselm FEUERBACH, Médée, huile sur toile. Kunsthistorisches Museum, Vienne, Autriche. 

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Écrit par :

  • : professeur d'histoire de l'art à l'université de Genève

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Pour citer l’article

Pierre VAISSE, « FEUERBACH ANSELM - (1829-1880) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/anselm-feuerbach/