CELLAMARE ANTONIO DEL GIUDICE prince de (1657-1733)

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La « conspiration de Cellamare » est un épisode de la crise ouverte à l'intérieur et à l'extérieur par la mort de Louis XIV (1715). Le roi laisse comme héritier son arrière-petit-fils, âgé de cinq ans, et il a organisé, avant sa mort, la régence. Elle est confiée en titre à son neveu Philippe, duc d'Orléans, dont les pouvoirs sont strictement limités au profit du duc du Maine, fils légitimé de Louis XIV et de la marquise de Montespan, chargé de l'éducation du futur Louis XV et du commandement de sa maison militaire.

Sur les conseils de son ancien précepteur, l'abbé Dubois, le duc d'Orléans fait casser le testament de Louis XIV par le Parlement de Paris et obtient la plénitude de la régence. De son côté, le duc d'Anjou, petit-fils du Roi-Soleil, devenu roi d'Espagne, sous le nom de Philippe V (1700), avait renoncé à ses droits à la couronne de France. Mais son épouse en secondes noces, l'ambitieuse Élisabeth Farnèse, et le cardinal Alberoni, son Premier ministre, souhaitent que Philippe V soit désigné comme régent, prélude à son accession au trône de France. Cet objectif postule l'élimination de Philippe d'Orléans, et Antonio Cellamare propose de la réaliser. Napolitain, élevé à la cour de Madrid, officier dans la guerre de la Succession d'Espagne, il est envoyé comme ambassadeur à Paris, en 1712. Après la mort de Louis XIV, il établit dans sa maison un foyer d'intrigues contre la « jeune cour » et en avril 1718, à l'instigation de la duchesse du Maine, il monte un complot contre le Régent. Le plan, passablement romanesque, prévoyait l'arrestation du duc d'Orléans au cours d'une fête, la distribution de manifestes au peuple de Paris, pour créer un mouvement d'opinion en faveur de Philippe V, puis la réunion d'états généraux qui entérineraient le changement de souveraineté. Le roi d'Espagne et Alberoni, tout en nourrissant des doutes sur les chances de succès, s'associent à la conspiration. Mais elle est révélée à Dubois et on arrête le courrier qui porte à Madrid les preuves de l'intrigue. Cellamare est reconduit à la frontière ; la duchesse du Maine et le marquis de Pompadour doivent s'exiler, tandis que les comparses de rang inférieur sont jugés et plusieurs exécutés. Le Régent, qui avait déjà décidé de mettre un terme à la menace espagnole, saisit le prétexte de la conspiration pour entrer en guerre. C'est le début d'un conflit franco-espagnol qui entraîne la disgrâce d'Alberoni et qui ne sera terminé qu'en 1731. Cellamare, qui avait été nommé capitaine général pour la Vieille-Castille, meurt à Séville.

—  Paul GUICHONNET

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MAINE LOUIS AUGUSTE DE BOURBON duc du (1670-1736)

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Bénédicte de Bourbon-Condé, entraîne en 1718 son époux dans un complot. Fomentée avec l'ambassadeur espagnol, Antonio del Giudice, prince de Cellamare, cette conspiration vise à désigner Philippe V d'Espagne (petit-fils de Louis XIV) comme régent à la place du duc d'Orléans. Prévenu, ce dernier fait arrêter le duc du Maine, son épouse et Cellamare […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-auguste-de-maine/#i_23630

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Paul GUICHONNET, « CELLAMARE ANTONIO DEL GIUDICE prince de (1657-1733) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/antonio-del-cellamare/