ANDRAULT MICHEL (1926- ) et PARAT PIERRE (1928- )

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

En 1957, deux jeunes architectes remportent le concours international de la Basilique de Syracuse avec un projet dont l'audacieuse corolle inversée en voile de béton était présentée comme la métaphore de l'élévation de l'humanité vers Dieu. Michel Andrault (né en 1926 à Montrouge) et Pierre Parat (né en 1928 à Versailles), diplômés de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 1955, venaient de faire une entrée remarquée dans le monde de l'architecture, laissant prévoir une carrière dont la longévité n'aurait d'égale que sa fécondité.

Ce premier projet contenait les germes des principales problématiques que les architectes allaient exploiter au cours des décennies à venir : interprétation personnelle et originale de la commande, maîtrise des techniques issues de l'industrialisation, harmonie dans les arrangements spatiaux volumétriques, utilisation sensible et assumée du béton, affirmation d'un parti esthétique fort. Située dans la filiation de maîtres comme Auguste Perret, l'agence ANPAR ainsi créée va développer cette approche riche et inédite, notamment dans le cadre d'opérations de logements collectifs.

Qu'ils soient « sociaux », « économiques » ou « H.L.M. », les nombreux logements dont Andrault et Parat reçoivent commande à partir de la fin des années 1950 doivent tous répondre au même impératif : de très grandes capacités d'accueil (1 300 logements à Saint-Ouen-l'Aumône, 1972, et 2 000 à Évry, 1972-1981) réalisés à des coûts réduits au minimum. À ces contraintes quantitatives, l'agence ajoute un engagement qualitatif : en tentant une approche inédite du phénomène du « logement de masse » – appellation qu'ils jugent péjorative – ils convainquent leurs maîtres d'ouvrages de les laisser expérimenter de nouvelles distributions spatiales et des partis esthétiques affirmés. C'est de cette fervente conviction que naîtra l'une des notions qui feront la célébrité de l'agence, celle de l'immeuble « gradin-jardin », illustrée notamment par les ensembles dits « pyramides » à [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages




Écrit par :

  • : docteure en histoire de l'art

Classification


Autres références

«  ANDRAULT MICHEL (1926- ) et PARAT PIERRE (1928- )  » est également traité dans :

ENVIRONNEMENT, art

  • Écrit par 
  • François LOYER
  • , Universalis
  •  • 3 220 mots

Dans le chapitre « Rendre le réel à l'état brut »  : […] Environnement, en effet, est emprunté au vocabulaire du «  pop art » : le jeu de l'environnement consiste à réunir des objets d'usage courant, voire des déchets, dont la simple agglomération constitue l'œuvre d'art. En 1959, le pop art était encore un phénomène typiquement américain, étroitement relié à ses antécédents dadaïstes – notamment Duchamp, et Schwitters avec ses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/environnement-art/#i_49758

Pour citer l’article

Eve ROY, « ANDRAULT MICHEL (1926- ) et PARAT PIERRE (1928- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/andrault-parat/