AI WEIWEI (1957- )

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Artiste contestataire chinois, Ai Weiwei est l'auteur d'une œuvre aux multiples facettes, allant des installations sculpturales aux projets architecturaux en passant par la photographie et la vidéo. Salué par la critique internationale, il subit dans son pays diverses formes de répression, les autorités chinoises n'appréciant guère la dimension souvent provocatrice et subversive de son art, ni son activisme politique.

So Sorry, Ai Weiwei

So Sorry, Ai Weiwei

Photographie

Lors de l’exposition So Sorry (2009) à la Haus der Kunst de Munich, l’artiste chinois Ai Weiwei présente plusieurs œuvres dont Soft Ground (un tapis reproduisant l’état du sol du lieu de l’exposition), Rooted Upon (cent troncs d’arbres venant de Chine) et Fairytale (les photographies... 

Crédits : Miguel Villagran/ Getty Images

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Fils du poète Ai Qing (1910-1996), Ai Weiwei naît le 18 mai 1957 à Pékin (Beijing). Peu après sa naissance, alors que la révolution culturelle a commencé, le régime communiste accuse son père d'être droitiste. Toute la famille est exilée dans des contrées reculées – d'abord dans la province du Heilongjiang, dans le nord-est du pays, puis dans la région autonome du Xinjiang, au nord-ouest – ; elle ne sera autorisée à revenir dans la capitale qu'en 1976, à la fin de la révolution culturelle. Ai Weiwei se passionne tôt pour l'art et mène des études à l'école de cinéma de Pékin. En 1978, il fait parti du groupe artistique d'avant-garde Xing Xing (« Les Étoiles »), qui rejette le réalisme socialiste chinois et prône l'individualisation et l'expérimentation artistique. Désireux d'échapper aux contraintes imposées par la société chinoise, il s'installe en 1981 à New York, où il fréquente la Parsons School of Design (aujourd'hui rattachée à la New School). Dans un premier temps, il se consacre à la peinture, puis s'oriente rapidement vers la sculpture. Il produit alors des œuvres inspirées par les ready-made de Marcel Duchamp : un cintre en fil de fer tordu pour représenter le profil de Duchamp ; un violon dont il remplace le manche par celui d'une pelle.


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Dans le chapitre « Les magiciens de la terre »  : […] En 1989, au Musée national des beaux-arts de Pékin, l'exposition China/Avant-garde fédère toute cette effervescence. Dans la bonne humeur et le chahut, 185 artistes s'y trouvent réunis. On lance au sol de longs draps avec des slogans, on montre de la peinture traditionnelle et de la peinture abstraite. On accueille des installations et des performances. Au cours de l'une d'e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chinoise-civilisation-les-arts/#i_53071

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Pour citer l’article

John M. CUNNINGHAM, « AI WEIWEI (1957- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ai-weiwei/