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ADN ET INFORMATION GÉNÉTIQUE

Jusqu'en 1944, on ignorait quelle pouvait être la nature chimique de la molécule présente dans les chromosomes et porteuse de l'information génétique. Alors que la plupart des chercheurs pensaient qu'il s'agissait de protéines, deux publications viennent montrer, en 1944, qu'il s'agit de l'ADN, l'acide désoxyribonucléique. La première, théorique, est celle du physicien allemand Erwin Schrödinger (1887-1961), en exil en Irlande, qui suggère, dans son livre Qu'est ce que la vie ?, que l'hérédité doit être portée par un « cristal apériodique », c'est-à-dire un objet à structure filamenteuse régulière, mais irrégulière à plus petite échelle. Au même moment, l'Américain Oswald T. Avery (1877-1955) et ses collaborateurs Colin M. MacLeod et Maclyn J. McCarty montrent que le caractère pathogène des pneumocoques est supprimé par un traitement qui dégrade l'ADN. Le « principe » transformant les pneumocoques non virulents en pneumocoques virulents, dont l'existence avait été mise en évidence par Frederick Griffith (1877-1941) en 1928, est donc l'ADN. La portée novatrice de ces travaux, venant de chercheurs âgés ou marginalisés, ne sera cependant pleinement perçue que dans les années 1950, avec la découverte par James D. Watson et Francis H. C. Crick, en 1953, de la structure en double hélice de l'ADN.

— Nicolas CHEVASSUS-AU-LOUIS

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. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

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